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La leçon d’italien

28 avril 2005, 00:00

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Le Milan AC n’a pas réussi son meilleur match de la saison pour battre le PSV Eindhoven, mardi, en demi-finale aller de la Ligue des champions, 2-0. Mais il s’est appuyé sur tous ces éléments qui font les grandes équipes pour se placer en position idéale en vue de la finale du 25 mai à Istanbul : beaucoup de réalisme, offensif et défensif, une utilisation optimale de ses talents individuels, et une volonté de fer. Il a fallu tout ça pour contraindre le PSV Eindhoven à sa première défaite de l’année 2005, et même plus encore pour donner à la victoire qui se dessinait, un écart de deux buts peut-être non mérité pour les tombeurs de l’OL, mais d’une valeur inestimable.

“Nous avons bien joué en première période, pas lors de la seconde. Par chance, nous avons réussi à faire un résultat très important”, a résumé Carlo Ancelotti, l’entraîneur du Milan AC. “Nous avons souffert par moments mais c’est normal à ce niveau de compétition. Le PSV est une bonne équipe et ils n’ont pas été très chanceux. Mais nous n’allons pas nous montrer trop confiants, car la seconde manche ne sera pas facile.”

Guus Hiddink, entraîneur du PSV Eindhoven, sait pour sa part que la qualification est compromise avec ce score défavorable. “Avec une défaite 1-0, nous aurions eu de bonnes chances la semaine prochaine mais à 2-0, ce sera très difficile”, reconnaît-il.

“Cela dit, nous ne baisserons pas les bras aussi facilement. Nous nous sommes procuré six ou sept occasions franches contre l’une des défenses les mieux organisées au monde. Nous avons contrôlé la seconde période mais nous n’avons pas réussi à conclure et ils se sont montrés plus efficaces devant le but, c’est ce qui a fait la différence entre les deux équipes.”

Le Milan AC a marqué une fois par mi-temps. En première période, il a suffi que ses deux joyaux offensifs s’entendent l’espace de quelques secondes pour percer la défense néerlandaise. Kaka lançait Shevchenko plein axe. L’Ukrainien infligeait une véritable torture à Bouma, lancé à sa poursuite, pour battre Gomez avec le sang-froid d’un Ballon d’Or en titre (42e). C’était le tournant des quarante-cinq premières minutes ouvertes, rythmées, d’une belle intensité, d’abord dominées par le Milan AC, puis rééquilibrées à la suite de deux contres dangereux du PSV, mal conclus par Farfan (12e, 15e), trop gentil avec Dida.

C’est sur le contenu des quarante-cinq minutes suivantes que le onze de Guus Hiddink pourra nourrir de gros regrets. En faisant entrer Lucius à la place de Bouma, l’entraîneur batave a paru prendre la mesure du vainqueur de la Ligue des champions 2003. Avec Cocu dans l’axe et Lucius au milieu, il permettait à Park d’évoluer dans un rôle d’électron libre, en deuxième attaquant, aux côtés de Farfan. Dans cette configuration, le PSV a réussi l’exploit de priver Milan du ballon, au grand dam des Italiens, déjà usés par leur rythme infernal du moment.

<B>Enchaînement magique</B>

Comme Lyon en quart de finale, le PSV regrettera pourtant une série d’occasions vendangées, qui portent sans doute en elle l’issue de la demi-finale. Park frappait directement sur Dida (55e), Van Bommel trop au-dessus après avoir récupéré un mauvais ballon de Kaladze (66e), Farfan directement sur le gardien du Milan AC (69e).

La maladresse hollandaise n’expliquait pas tout. Même sans Nesta, les Rossoneri ont défendu leur but avec l’expérience rayonnante de Stam et Maldini. Un réservoir de classe individuelle qui permettait aussi à Milan de friser le 2-0 dès la 58e avec un enchaînement magique de Shevchenko : contrôle de la poitrine et lob en pleine course, dévié du bout des gants par Gomez. Ce score idéal intervenait au bout du temps additionnel, par le joker danois des Italiens, Tomasson. L’ex-joueur du Feyenoord faisait parler son opportunisme de près à la reprise d’un ballon de Kaka.

Eliminé à la surprise générale par La Corogne en quart de finale la saison passée (4-1, 0-4), le Milan AC sait qu’il ne peut pas relâcher la bride à mi-parcours. Mais au vu de la réaction des Néerlandais sur le but de Tomasson, difficile de dire que son but est anecdotique. Vu du plat pays, c’est comme si le ciel leur était tombé sur la tête.

DERNIÈRE HEURE

<B>Chelsea et Liverpoolse renvoient dos à dos 0-0</B>

Le duel tant attendu entre les deux équipes de la Premier League n’a livré ni vainqueur ni vaincu, hier, à l’issue des 90 minutes. En effet, Chelsea et Liverpool se sont livré une bataille plus ou moins équilibrée avec un ballon qui refusait obstinément de trouver le filet. Ce nul vierge permet à l’une comme à l’autre équipe de garder espoir en vue d’une qualification au match retour.

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