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La justice hésite sur les dossiers Chirac

26 septembre 2003, 20:00

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Paris. Le dossier qui concerne le président de l?UMP Alain Juppé, qui est jugé à partir de lundi à Nanterre (Hauts-de-Seine), est le premier d?une longue série à venir devant les tribunaux et visant la gestion de la mairie de Paris sous Jacques Chirac. Dans les autres procédures encore à l?instruction, la justice hésite encore et plusieurs enquêtes pourraient donc être refermées sans procès. Voici un rappel des principaux dossiers:

La fraude éléctorale présumée : Quinze personnes, dont l?ex-adjoint de Jacques Chirac, Jacques Dominati, et ses deux fils, Laurent et Philippe, sont mises en examen pour fraude électorale dans le dossier des «faux électeurs» qui auraient été inscrits frauduleusement en 1989 et 1995 sur les listes du IIIe arrondissement pour permettre la victoire des élus chiraquiens. La procédure, qui dure depuis 1989, en est à son cinquième juge d?instruction. Elle pourrait aboutir prochainement à un procès, les réquisitions du parquet en vue d?un renvoi devant le tribunal, attendues depuis un an et demi, étant annoncées comme imminentes.

Dans un autre dossier ouvert depuis 1997, l?épouse de l?ancien maire de Paris Xavière Tiberi et plusieurs anciens cadres municipaux sont mis en examen pour fraude électorale. Les faits concernent aussi l?inscription présumée de faux électeurs sur les listes du Ve arrondissement. La procédure semble en sommeil depuis environ deux ans.

Les emplois fictifs du cabinet chirac :</B>Une vingtaine de personnes sont mises en examen dans cette procédure ouverte en 1998 et qui concernent les emplois de complaisance présumés accordés à des cadres du RPR, à leurs proches et à diverses personnalités au sein du cabinet de Jacques Chirac à la mairie dans les années 80 et 90. Parmi les personnes poursuivies figurent quatre anciens directeurs de cabinet de Jacques Chirac, le député UMP Jean de Gaulle, le secrétaire général de FO Marc Blondel. Le parquet de Paris estime que les faits sont prescrits mais la juge Colette Bismuth-Sauron, qui a accéléré l?enquête depuis un an, s?oppose à cette analyse. La chambre de l?instruction de Paris tranchera dans les prochains mois.

Les marches publics d?Ile-de-France :Une quarantaine de personnes, dont l?ex-directeur de cabinet de Jacques Chirac, Michel Roussin, sont mises en examen dans ce dossier ouvert en 1997 qui concerne des faits de «corruption» présumés au Conseil régional d?Ile-de-France, sous la présidence du RPR Michel Giraud, au milieu des années 90. Les entreprises de bâtiment auraient frauduleusement financé le RPR mais aussi le PS et d?autres partis.

C?est dans cette affaire qu?ont été découverts les voyages payés en liquide par Jacques Chirac et plusieurs de ses proches pour plus de trois millions de francs entre 1992 et 1995. L?enquête se poursuit actuellement et le procès éventuel ne pourra se tenir avant au moins deux ans.

Les HLM de Paris : Ce dossier où Jacques Chirac avait été convoqué pour la première fois comme témoin en 2001 par le juge de Créteil Eric Halphen a été renvoyé à Paris, où il semble au point mort. Une cinquantaine de personnes, dont l?ancien maire de Paris Jean Tiberi, sont mises en examen. Elles sont soupçonnées d?avoir participé au financement occulte du RPR par des entreprises en échange de marchés publics, système organisé par l?homme d?affaires Jean-Claude Méry. Décédé, il a livré des confessions posthumes sur une vidéo rendue publique en 2000.

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