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La grosse colère mauricienne
Si d?un côté la domination malgache ne souffre d?aucune contestation en lutte, en revanche, une certaine façon de faire des organisateurs n?a pas du tout plu aux Mauriciens, lutteurs, entraîneur et ministre des Sports compris.
Tout a commencé avec le changement du programme de la journée pour la compétition par équipes. Le camp mauricien n?a pas du tout apprécié que ses lutteurs aient eu a disputer deux matches consécutifs sans repos, alors que les équipes malgaches étaient en « bye » pendant que Mauriciens et Réunionnais étaient en train d?en découdre. « Ce n?est pas normal qu?on ait eu à affronter la Réunion et enchaîner avec les combats contre Madagascar tout de suite après. C?est de l?abus et c?est très déplorable », affirme Richard Papie, président de la Fédération mauricienne de lutte amateur.
Le ton devait monter d?un cran lorsque les organisateurs accordèrent une pause juste après le match Madagascar-Maurice, permettant ainsi aux lutteurs de la Grande île de récupérer avant d?affronter les Réunionnais.
Les conséquences de ce programme démentiel pour les lutteurs mauriciens sont que plusieurs lutteuses ont terminé leur combat à bout de souffle (souffrant de l?altitude) et ont dû recevoir des soins médicaux.
Mais au-delà de cet incident regrettable, les responsables de l?équipe de Maurice se disent satisfaits des performances des sélectionnés en général, en particulier celle de la sélection féminine. ?Nous avons sorti une performance remarquable avec trois médailles d?or en individuel chez les filles et la deuxième place par équipes, toujours les filles. C?est la preuve que le potentiel est là, car il ne faut pas oublier que ces résultats ont été obtenus sans stages. Nous nous attendons désormais à un grand coup de main du ministère pour relancer la lutte a Maurice et je suis sûr que si nous continuons sur cette voie, nous ferons bientôt parler de nous sur le plan continental?, explique Richard Papie. L?entraîneur Alex Albert est du même avis. ?Nos lutteurs sont jeunes et c?est déjà bien qu?aucun d?eux n?ait perdu par k.o. J?ai confiance en l?avenir de la lutte, mais il nous faut continuer à travailler?, fait-il ressortir.
Jean-Hugues OLIVIER de Madagascar
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