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La FSC quitte Port-Louis pour Ebène

13 août 2008, 20:00

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La Financial Services Commission (FSC) a donné l?exemple. Elle a décidé de délocaliser ses bureaux et a inauguré hier soir ses nouveaux locaux à la cybercité d?Ebène. Le Premier ministre était présent à la cérémonie mais pas Rama Sithanen, le ministre des Finances étant souffrant. Une absence diversement commentée. Parmi les autres personnalités, l?on remarquait la présence du gouverneur de la Banque centrale, Rundheersingh Bheenick, du président du conseil d?administration de la State Bank, Rajah Ramdoorsingh, de Sudhamo Lall de la Mauritius Revenue Authority (MRA).

Pour le Premier ministre, la délocalisation de la FSC est une excellente chose. «Je suis heureux qu?une institution du secteur public ait décidé de sortir de la capitale», a-t-il dit, rappelant que la dernière «grande» délocalisation a eu lieu sous son premier mandat : le ministère de l?Education s?installait en effet à Phoenix, à l?Industrial and Vocational Training Board house. Aucun autre ministère n?a suivi l?exemple, probablement en raison des conditions de bail.

Navin Ramgoolam a souhaité qu?avec la construction de la nouvelle ville de Highlands, encore plus d?entreprises quittent Port-Louis afin d?«aider à décongestionner la capitale». «Décongestionner la capitale serait aussi aider les gens qui travailleront plus près de chez eux», a-t-il affirmé.

Milan Meetarbhan, directeur de la FSC, a, lui aussi, expliqué le choix de délocaliser. Il a mis l?accent sur le fait que «nous avions besoin d?être propriétaires de nos propres locaux, dans l?intérêt économique de l?institution». Aussi cette «indépendance» est d?autant plus importante que bientôt (en septembre, a dit le Premier ministre), la FSC deviendra un régulateur «indépendant» grâce à un amendement de la loi.

L?importance du rôle de la FSC a été soulignée par le Premier ministre qui estime que le secteur des services sera celui sur lequel le pays devra compter à l?avenir. Mais, a-t-il dit, pour ce faire, il faudra «un changement dans la mentalité des gens, parce que je note que beaucoup de personnes veulent avoir un bon travail mais refusent de faire l?effort nécessaire». Maurice, a-t-il ajouté, a décidé de s?ouvrir au monde parce que c?était la seule solution face à la mondialisation.

A noter par ailleurs que pour faire face au manque de compétences dans le secteur des services financiers, la FSC a «recruté», pour leur formation, 130 jeunes de l?université de Maurice. Ceux-là n?auront cependant aucune obligation de s?intégrer à la FSC par la suite.

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