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La fonction publique travaille sa communication

6 mai 2004, 20:00

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L?opacité légendaire de la fonction publique nuit à son image. Elle cherche aujourd?hui à communiquer avec une meilleure crédibilité. Les fonctionnaires s?étaient donné rendez-vous hier pour réfléchir : cadres du Government Information Service (GIS), attachés de presse, conseillers en communication, officiers du Citizens Advice Bureau (CAB). Ils ont participé au Domaine Les Pailles à un atelier sur le thème ?An effective communication strategy for the public sector ?.

Le séminaire, organisé par le GIS devait permettre de dessiner la politique de communication de l?Etat. Plusieurs questions de fond ont été abordées : le rôle des officiers du GIS par rapport aux attachés de presse et autres conseillers spéciaux en communication ; les relations entre presse et Etat ; la culture de l?information au sein de la fonction publique ; la barrière entre l?information et la propagande gouvernementale ; la faiblesse des ressources à la disposition des services d?information?

Le point de départ est de concéder que le secteur public communique mal. Les cadres concernés ont donc du pain sur la planche. Il faut d?abord situer le rôle des uns et des autres. Ainsi, les attachés de presse et conseillers en communication auront à mieux définir leur fonction dans le cadre d?une stratégie globale.

Plusieurs intervenants ont animé les débats. Certaines interventions, touchant aux rapports entre la presse et l?Etat ont semblé perturber quelques fonctionnaires. C?était peut-être le but recherché. Il fallait bousculer certaines idées reçues qui ont longtemps encouragé la culture du secret dans le service civil.

Trois intervenants, Toriden Chellapermal, directeur général de la Mauritius Broadcasting Corporation (MBC), Lindsay Rivière, directeur de Business Publications, et Jean Claude de l?Estrac, directeur général de La Sentinelle Ltée, ont évoqué le problème de la perception de la communication gouvernementale. ?Il faut d?abord identifier les besoins d?information des différentes audiences. La stratégie de communication doit être demand-driven. On ne peut pas jeter de l?information au public?, affirme Lindsay Rivière. Il évoque l?importance des sondages pour l?évaluation des actions du gouvernement par le public. Pour bien communiquer, explique-t-il, il faut être proactif, anticiper les besoins et prendre des initiatives.

L?intervention de Jean-Claude de l?Estrac concernait surtout les relations, parfois conflictuelles, entre les journalistes et les fonctionnaires responsables de la diffusion de l?information. ?Nous sommes extrêmement méfiants envers votre communication. Notre métier de journaliste, par définition, nous impose de douter des paroles qui nous parviennent trop facilement.? Il invite à ce sujet l?assistance à bien différencier information et propagande. Jean-Claude de l?Estrac insiste sur la nécessité de bien communiquer lors des périodes d?incertitude dans le pays. Ainsi, l?affaire Deelchand, dit-il, méritait une meilleure communication de la part de la police.

Toriden Chellapermal met l?accent sur le rôle de la MBC par rapport à l?information émanant de l?Etat. ?La MBC a toujours été perçue par les gouvernants comme le contrepoids de la presse écrite.?Il évoque aussi les contraintes du service public à l?accès à et au traitement de l?information.

Le directeur du GIS, Chayman Surajbali, a de son côté dressé l?historique du service d?information du gouvernement. Viveck Ramnarain, maître-conférencier au Mauritius College of the Air (MCA) a fait un long exposé sur les fondamentaux de la communication. Le chef du service civil, Harry Ganoo, a procédé à l?ouverture de l?atelier de travail.

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