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La fièvre inconnue fait toujours rage à Toamasina
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La fièvre inconnue fait toujours rage à Toamasina
Ciel gris à Toamasina. Les impacts de la fièvre inconnue sévissant dans la ville atteignent également peu à peu le quotidien des gens. Face au nombre de malades qui ne cessent de croître nuit et jour, les pharmacies sont à court de médicaments.
?Notre stock commence à s?épuiser. Pas le moindre médicament antipaludéen et anti-inflammatoire disponible. L?approvisionnement de sérum, de quinine, de Primpéran, de Gentamicine, de Maloxine ou encore de Doliprane se fait à la queue?, explique Nirina, une commerciale de la pharmacie Mahatsara, elle-même a assuré le service de nuit de lundi.
Depuis la propagation de cette maladie qui fait rage à Toamasina, la plupart des pharmacies enregistrent une hausse de 100 % de leurs clients au fil des jours. Elles sont dix-sept à assurer la vente de médicaments dans la capitale du Betsimisaraka, un chiffre qui sera bientôt insuffisant à cause des nombreux foyers inquiets pour leur santé, vu le rythme de l?évolution de la crise. ?On a dû recourir à des approvisionnements plus substanciels de la capitale. Les commandes arriveront d?ici aujourd?hui?, ajoute la pharmacienne pour calmer ses clients. Malgré les résolutions prises, la situation demeure la même car la demande devient de plus en plus pressante auprès des consommateurs.
Spécialement, après que le ministère de la Santé et du planning familial a diffusé une consigne sur les chaînes locales incitant les pharmaciens à assurer un service maximum de nuit pour aider la population. ?Depuis une journée, nous sommes restés ouverts sans interruption par solidarité vis-à-vis de nos confrères et par soumission à la consigne ministérielle?, explique un responsable au sein de la pharmacie Mirindra, lui-même ajoute que jamais la ville n?a connu une telle effervescence.
Ainsi, la psychose continue d?apeurer Toamasina. Par ailleurs, les médecins au sein de l?Hopitaly Be ont effectué des prélèvements sur une dizaine de cas pour être envoyés à Lyon pour analyse. Le personnel soignantde l?hôpital n?arrive plus à compter le nombre de patients qui augmentent de jour en jour. De ce fait, pour le moment, ils ne communiquent plus ni chiffre ni commentaire en attendant que les résultats d?analyse soient connus. Le ministre a également, lors de sa visite éclair de la semaine dernière, sensibilisé la population sur la désinsectisation et à l?utilisation des moustiquaires.
Le service de lutte contre les maladies émergentes et réemergentes, chapeauté par le ministère de la Santé et du planning familial, maintient le calme en déclarant que la situation sévissant à Toamasina est normale vu le climat actuel. Tout le monde, que ce soit les autorités locales ou centrales, semblent attendre les résultats pour mieux réagir et adopter la politique adéquate afin de sortir la population de la situation d?urgence.
Les pharmacies restent les seuls secours de chaque foyer. Leur affaire marche bien ces derniers temps pour dire que le malheur des uns fait le bonheur des autres.
<B>Fanja SAHOLIARISOA</B>
<B>Les opérateurs font face au défi 2006</B>
La dernière conférence interministérielle qui s?est tenue à Hong Kong avant la fin de l?année 2005 confirme cette ouverture du marché mondial. Les pays les moins avancés (Pma) auront davantage de marge de man?uvre dans le nouveau contexte.
Durant la conférence interministérielle, plusieurs résolutions ont été adoptées en faveur de cette ouverture du marché. L?accès au marché en franchise de droits et sans contingent pour au moins 97 % des produits originaires des Pma pour 2008 dans les marchés des pays développés. L?élimination de toutes les formes de subvention agricole à l?exportation à la fin 2013. L?élimination de subvention à l?exportation en 2006 ainsi que l?entrée en franchise de droits et sans quota du coton des Pma sont autant de décisions qui sont à exploiter.
?Cette situation nous permet de diversifier nos exportations en termes de partenaire et de produit?, a expliqué Tsimisanda Henri Michel, secrétaire général du ministère de l?Industrialisation, du Commerce et du Développement du secteur privé. Dans la réalisation de ces objectifs, tous les acteurs de la chaîne de valeur sont sollicités.
De la production jusqu?à la commercialisation, une relative obligation de résultat est aujourd?hui de mise. Pour pouvoir vendre, il faut que les produits soient disponibles et il faut augmenter notre capacité de production. ?L?adaptation des produits aux exigences de marchés en matière de normes technique, sanitaire et phytosanitaire est également nécessaire?, soutient Tsimisanda Henri Michel.
Madagascar devra saisir toutes les opportunités offertes et dans ce cas, essayer de diversifier les produits et les marchés tout en mettant l?accent sur les produits et secteurs pour lesquels la Grande île a des avantages comparatifs. Le but est de pouvoir augmenter les exportations et améliorer la balance commerciale. ?Le monde rural constitue une priorité pour notre gouvernement, le développement de l?agri-business est une de nos priorités?, conclut le secrétaire général.
<B>Doda ANDRIANANTENAINA</B>
<I><B><I>L?express de madagascar</I></B>
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