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La dérogation «Third Country Fabrics» attendue par le textile mauricien
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La dérogation «Third Country Fabrics» attendue par le textile mauricien
Pour l?instant, Maurice croise les doigts et attend. Le pays émet le v?u que le projet de loi visant à amender l?Africa Growth and Opportunity Act (AGOA) en sa faveur ? ainsi que d?autres pays africains se trouvant dans la même situation ? aboutisse. Le projet de loi en question est soumis au verdict de la Chambre des Représentants où il sera débattu par le Ways and Means Committee dans les semaines à venir.
La dérogation «Third Country Fabrics», qui est un projet d?amendement de l?AGOA, a pour but d?élargir la loi initiale à d?autres pays du continent africain ? Maurice en est un ? afin que ces derniers aussi en bénéficient.
<B>Support bipartisan</B>
Selon Vinod Busjeet, conseiller au Commerce de l?Ambassade de Maurice aux Etats-Unis, «Le Président Rangel a introduit un projet de loi dont le but est d?étendre l?Andean Trade Preference Act, le Carribean Basin Economic Recovery Act et le Système généralisé des préférences (GSP) pour une durée de deux ans. Ce projet inclut aussi une provision qui prévoit le renouvellement de la dérogation de Maurice en tant que pays moins avancé (Mauritius Least Developped Country Derogation)».
Il estime que les chances du pays ne sont pas, pour autant, compromises bien que les approbations, et de la Chambre des Représentants, et du Sénat américain soient nécessaires. «On note un solide support bipartisan pour la dérogation mauricienne. Le problème potentiel peut survenir des grands sujets commerciaux qui ne concernent pas particulièrement Maurice en soi, mais qui, plutôt, sont liés aux désaccords opposant Républicains et Démocrates sur les questions de politiques commerciales, dont notamment le Colombia Free Trade Agreement, des critères rigoureux liés à la main-d?oeuvre et à l?environnement dans les accords commerciaux», a expliqué à l?express Vinod Busjeet.
Pour Danielle Wong de la Mauritius Export Association, «Maurice, jusqu?en 2005, a pu bénéficier pendant un an du Third Country Fabrics. Je crois bien qu?à l?époque, le pays en général en a tiré grand profit, particulièrement l?industrie textile», a souligné Danielle Wong.
Justement dans le secteur du textile, Ahmad Parkar de Star Knitwear ne cache pas son intérêt pour l?adoption de ce projet de loi. «Si cette dérogation est accordée, ce serait un grand avantage pour l?industrie textile en général. Nous aurons de nouveaux débouchés vers les Etats-Unis. Les fibres que nous ne pouvons pas encore fabriquer sur place, comme les viscoses, pourront être importées d?ailleurs. Les produits finis qui en seront issus pourront être exportés vers les USA, exonérés de taxes.»
Jean Paul Q.F. Shi Shun, directeur général de l?usine textile Prosimex Industrial Co. Ltd, est du même avis : «Nous n?exportons presque rien présentement vers les USA. De nouveaux débouchés vont s?ouvrir pour l?industrie textile qui, à coup sûr, ne manquera pas d?exploiter cette nouvelle opportunité.»
Si les USA reconnaissent Maurice comme faisant partie des pays les moins avancés, l?industrie textile serait autorisée à exporter vers ce pays, en toute exonération de taxes, des vêtements fabriqués à base de fils ou de tissus importés d?ailleurs (de l?Asie par exemple).
En attendant cette aubaine, l?industrie textile évalue l?impact de la récente décision de la Banque centrale, de diminuer son taux d?intérêt directeur.
Stimuler l?économie</B>
«La baisse du taux d?intérêt, quoique très faible, est un stimulant pour l?investissement. J?espère bien que nous pourrons en tirer profit», a déclaré Jean le directeur général de Prosimex.
Ahmad Parkar estime, quant à lui, que de substantielles baisses du taux d?intérêt sont souhaitées : «La baisse du taux d?intérêt par la banque centrale de 25 points est trop faible pour avoir un quelconque impact bénéfique sur l?industrie textile comme sur les autres industries manufacturières.»
Il ajoute : «Bien que nous reconnaissions que la Banque centrale ne peut pas, d?un seul coup, baisser le taux d?intérêt dans une très grande proportion, nous estimons que par rapport à nos marchés principaux comme l?Angleterre et les USA, nous sommes encore en deçà de nos attentes. La roupie est, malheureusement, encore trop forte pour nous. Nos produits risquent de perdre leur compétitivité sur le marché international.»
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