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La dernière séance
La troisième Assemblée nationale de la République sera dissoute aujourd?hui par voie de déclaration présidentielle.
Les membres de l?Assemblée nationale délaisseront pour de bon leurs sièges de député après la séance d?aujourd?hui. Le Premier ministre, Paul Bérenger, annoncera la dissolution du Parlement à l?heure des déclarations ministérielles.
Le speaker, Dev Ramnah, prononcera par la suite la Declaration of Dissolution du président de la République. Celle-ci donnera effet à l?annonce du Premier ministre.
La séance débute ce matin à 11 heures. L?opposition sera absente. Le leader of the house interviendra pendant une heure environ. Il dressera un bilan du mandat de son gouvernement sur le plan législatif. A priori, il restera factuel dans son intervention, et se gardera d?y donner un ton politique. La subséquente déclaration du speaker ne devrait pas durer plus de cinq minutes.
L?ancien président de la République, Cassam Uteem, avait inauguré la présente session du Parlement le mardi 3 octobre 2000, lorsqu?il avait prononcé l?Address of the President.
La dissolution de l?Assemblée met un terme aux fonctions ainsi qu?aux privilèges et rémunérations des députés. Il y a toutefois plusieurs exceptions. Les ministres restent en fonction dans un caretaker government, le Conseil des ministres continue à siéger jusqu?aux prochaines élections générales.
ÉVITER LA PARTIELLE
Le poste constitutionnel du leader de l?opposition est maintenu jusqu?au moment où le président de la République décidera de nommer un autre titulaire à ces fonctions après les élections.
Le speaker et le deputy speaker continuent à remplir leurs obligations institutionnelles et administratives, même si le Parlement ne siège plus. Ils continuent, par exemple, à gérer les affaires internationales de l?Assemblée, telles les relations officielles avec les Parlements des autres pays.
Par ailleurs, ils doivent se tenir prêts en cas de rappel d?urgence du Parlement par le président dans une situation très exceptionnelle. Par exemple, dans le scénario très peu probable d?une déclaration de guerre?
Les secrétaires parlementaires privés restent également en fonction jusqu?à la tenue des prochaines législatives.
La décision du gouvernement de procéder à la dissolution du Parlement ce samedi 23 avril est avant tout motivée par son souhait d?éviter une élection partielle dans la circonscription no 3 à Port-Louis. Le scrutin, provoqué par la démission de l?ex-député Siddick Chady, était prévu pour le 28 avril. Le gouvernement se devait d?agir avant cette date afin d?éliminer cette éventualité.
Avec la dissolution aujourd?hui, la Commission électorale mettra définitivement un terme à toutes les démarches enclenchées dans le cadre de la partielle. Ainsi, elle ne procédera pas à l?impression des bulletins de vote.
Le Premier ministre a, à maintes reprises, affirmé que le pays ira directement aux élections générales. La date des prochaines législatives sera annoncée au rassemblement du 1er mai de l?alliance gouvernementale.
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