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La culture tissulaire, une solution pour la sécurité alimentaire
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La culture tissulaire, une solution pour la sécurité alimentaire
A 27 ans, Anil Rajputh et Kylass Poorun ont une ambition commune. Celle de donner un coup de pouce à la sécurité alimentaire du pays. Au premier Salon international de Maurice sur l?Agribusiness qui a pris fin hier, ils ont été honorés par la distinction du meilleur Business Plan dans l?Agribusiness, comme solution à la sécurité alimentaire.
Leur concept consiste à mettre des plantules issues de la culture tissulaire à la disposition des planteurs locaux. Cela devrait leur permettre de rehausser le niveau de qualité de leurs produits et de les vendre à un meilleur prix.
«La technologie de culture tissulaire a plusieurs avantages, explique Anil Rajputh, car non seulement elle assure la fiabilité de la qualité des récoltes mais elle permet aussi de réduire le cycle de production et il est exempt de micro-organismes capables d?infecter les plantules.»
La technologie de culture tissulaire permet aux plantes d?avoir la même productivité que la plante mère, celle à partir de laquelle elle est générée. Le système de génération des plantes est très simple. Il suffit de prendre une feuille ou n?importe quelle autre partie d?une plante pour en créer une nouvelle, identique à la première sous toutes ses formes.
La propagation, à travers la culture tissulaire, se fait à partir de plantes à grande productivité. A Maurice, la technologie de culture tissulaire, bien qu?elle ne soit pas nouvelle, a toujours été l?apanage de quelques entreprises privées.
Anil Rajputh et Kylass Poorun se proposent d?offrir des plantules à 40 % moins chères que le prix du marché. Les plantules, livrées à un mois de vie, permettront aux planteurs de réduire leur cycle d?un mois. «Nous avons adapté notre modèle de culture tissulaire à celui développé en Thaïlande et en Inde, indique Kylass Poorun, et il nous permet une grosse réduction du coût des investissements.»
D?un coût global de Rs 3 000 000, le projet prévoit de mettre sur le marché une moyenne de 200 000 plantules chaque année. L?insuffisance de moyens financiers ne les effraie guère. Les deux promoteurs envisagent même de redimensionner le projet et de le développer à une plus petite échelle «pour diminuer le coût de l?investissement initial». «Nous pensons réduire nos prévisions de production à 50 000 plantules à l?année, quitte à élargir le projet plus tard.»
«Leur concept consiste à mettre des plantules issues de la culture tissulaire à la disposition des planteurs locaux.»</I>
Pour avoir soumis le meilleur plan d?affaires en Agribusiness, le Salon international de Maurice sur l?Agribusiness leur a offert un chèque de Rs 25 000.
Spécialistes de la biotechnologie, Anil Rajputh et Kylass Roopun sont collègues au sein de l?entreprise textile Richfield Tangs Knit. Ils sont respectivement, responsable du département Central planning et Administrative Officer. Malgré leurs positions professionnelles, ils aspirent fermement à apporter leur contribution au développement de la production agro-industrielle de Maurice.
Ils sont tout fiers de leur formation reçue à la faculté d?agriculture de l?université de Maurice. Une formation qui, selon eux, leur donne la possibilité non seulement de travailler en tant que techniciens mais aussi d?initier des activités personnelles.
Pour leur projet, ils comptent sur l?étroite collaboration de la faculté d?agriculture de l?université de Maurice et de l?Agricultural Research and Extension Unit comme partenaires stratégiques.
«Nous avons bénéficié de leur soutien et nous pourrons servir de tremplin pour la matérialisation des travaux de recherches issus de ces deux institutions», précise Anil Rajputh.
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