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La culpabilité de l?usine Alcodis établie
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La culpabilité de l?usine Alcodis établie
Le mystère de l?intoxication des élèves de l?école primaire de Rose-Belle North est enfin résolu. Les élèves ainsi que leurs professeurs de cette école ont été victimes des émanations de soufre en provenance de l?huile lourde que brûle la chaudière de l?usine Alcodis. C?est ce qu?a établi une enquête menée par une Audit Team, mise sur pied à cet effet. L?usine, située à environ 300 mètres de l?établissement, fabrique de l?alcool à partir de la bagasse.
« Si Alcodis avait scrupuleusement suivie les conditions attachées à son permis Environment Impact Assessment (EIA), ces douloureux problèmes ne se seraient pas posés », a expliqué Rajesh Bhagwan, le ministre de l?Environnement.
Selon un communiqué du conseil des ministres en date de vendredi, « l?usine Alcodis Ltd opérait en contravention de sa licence EIA. » Par conséquent « une lettre sévère » allait lui être adressée par le directeur de l?Environnement, Raj Prayag. Cette correspondance lui intimerait l?ordre de se conformer aux mesures correctives arrêtées par le ministère de l?Environnement, la National Development Unit et le ministère de la Santé et de la qualité de la vie.
Alcodis devait, selon son permis EIA, utiliser du charbon pour faire fonctionner sa chaudière. Or l?Audit Team a découvert qu?elle brûlait en fait de l?huile lourde. Elle avait changé son mode de combustion sans en avertir le ministère de l?Environnement, comme le stipulent ses conditions d?opération.
Selon des spécialistes, si le charbon contient environ 0,5 % de souffre, l?huile lourde, elle, en contient 4 % environ. Alcodis brûle environ 20 tonnes mensuelles d?huile lourde. « La capacité de la chaudière d?Alcodis est équivalente à celle de toutes les chaudières de la zone industrielle de Valentina réunies», explique un technicien.
Mardi, sept écoliers et cinq enseignants de l?école Rose-Belle North ont dû être transportés à l?hôpital Jewaharlall Nehru. Ils souffraient d?irritations aux yeux, au nez et à la gorge. L?école a immédiatement été fermée. L?usine, elle, a reçu une Prohibition Notice émise par le directeur de l?Environnement lui interdisant de poursuivre ses opérations. Six jours auparavant, une dizaine d?élèves du même établissement avaient ressenti les mêmes symptômes. En octobre 2003 déjà, les malaises du même type avaient été notés et rapportés aux autorités.
Améliorer l?insonorisation Outre l?utilisation de l?huile lourde à la place du charbon dans sa chaudière, Alcodis avait démantelé son unité de désulfuration. L?appareil fixé à la chaudière a pour fonction de diminuer la teneur en soufre des émanations sortant de la cheminée.
Par conséquent, le ministère de l?Environnement recommande à Alcodis d?abord de rehausser sa cheminée à 30 mètres, ensuite de réinstaller la Desulfurisation Unit. Elle aura en outre à assurer un meilleur entretien de ses locaux, notamment le bâtiment abritant la chaudière (boiler-room) pour améliorer l?insonorisation des lieux.
« Après la mise en pratique de ces mesures, l?usine devra effectuer des essais durant le week-end pour ne pas causer de risques aux élèves et aux enseignants dans les heures de classe», explique Rajesh Bhagwan.
« La Prohibition Notice ne sera levée que lorsque toutes les mesures correctives nécessaires auront été prises », affirme le ministre. En attendant, l?école rouvre ses portes normalement demain.
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