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La corrida de Moya
Malgré le regain d?espoir donné par la victoire des frères Bryan en double, les Etats-Unis n?ont finalement pas résisté à la terre battue de Séville et la ferveur espagnole. Dès le quatrième match, les Espagnols ont remporté la deuxième Coupe Davis de leur histoire, Carlos Moya ne laissant aucune chance à Andy Roddick et remportant l?un des succès les plus émouvants de sa belle carrière. Grâce à lui, l?Espagne gagne sa deuxième Coupe Davis, quatre ans après avoir battu l?Australie.
Dès l?entame, l?Ibère a pris les commandes de la rencontre. Deux breaks réalisés d?entrée et Moya s?est adjugé le premier set en trente-six petites minutes (6?2). Un peu à la rue lors de la première manche, Andy Roddick retrouvait des couleurs et breakait son adversaire espagnol en début de deuxième manche (1-3).
Malheureusement pour la formation emmenée par Patrick McEnroe, Carlos Moya restait au contact et effaçait rapidement l?avantage de l?Américain dans un jeu marqué par des fautes monumentales du numéro 2 mondial (2-3). La suite du set emmenait les deux gladiateurs de l?enceinte sévillane au tie-break. Dans une ambiance à la limite de la correction et du non-respect envers Roddick, Moya allait vite prendre le dessus. Un petit lob bien ajusté lui permettait de mener 4-1. Une dernière balle dans le filet et Moya s?adjugeait le deuxième set (7 points à 1).
Un Père Noël nommé Moya
La tête dans le sac et sans doute agacé par les réactions d?un public qui jouait ?parfaitement? son rôle de supporter, Andy Roddick tenait ses engagements malgré quelques soucis sur sa première balle. 1-1, 2-2, 3-3, 4-4 : les deux joueurs ne se quittaient plus lors de la troisième manche.
Très solide sur son service, Carlos Moya enchaînait les jeux blancs et était à peine perturbé par l?entrée sur le court d?un rigolo (le même sans doute qui avait déjà sévi lors d?une rencontre de Liga entre le Barça et Séville) lui couvrant le crâne d?un bonnet de Père Noël. Un geste prémonitoire.
A 5-4, sur une nouvelle double-faute ? la sixième ? de Roddick, Moya glanait sa première balle de match, bientôt effacée par un ace de A-Rod. Finalement, cette manche allait, comme la précédente, se terminer au tie-break. Les deux acteurs n?avaient toujours pas décidé de se fausser compagnie et le suspense était à son comble. A 3-3, Moya accélérait définitivement et s?offrait trois nouvelles balles de match (6-3). Roddick résistait quelques minutes supplémentaires mais allait craquer (7-5). Carlos Moya s?effondrait sur le court. Le Majorquin peut savourer. La fête va être longue.
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