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La Cnuced tend la main à Maurice

31 janvier 2004, 20:00

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John Burley est l?un des directeurs de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced). Au service des Nations unies depuis le début des années 1970, il est actuellement responsable de la division de l?infrastructure des services pour le développement et l?efficacité commerciale de la Cnuced. Il a animé en début de semaine à l?université de Maurice une formation sur les enjeux économiques internationaux, destinée aux hauts fonctionnaires des pays africains.

« Maurice sort du lot », affirme John Burley. Selon lui, les fonctionnaires et les décideurs politiques mauriciens ont assimilé le fait que l?avenir du pays se joue au sein d?organisations internationales comme l?Union européenne ou l?Organisation mondiale du commerce. « Les politiques et les hauts fonctionnaires ont développé leur capacité à négocier et à défendre les intérêts du pays lors de ces instances », se félicite-t-il.

Cette séance de formation n?est qu?un prélude. John Burley pense que Maurice devrait être intégré à certains programmes d?études de la Cnuced. Il juge possible l?introduction d?un cours sur le commerce international dispensé par des experts de la Cnuced à l?université de Maurice. « Ce projet sera discuté lors de la prochaine conférence de la Cnuced. On peut même envisager que des étudiants d?autres pays d?Afrique viennent suivre ces cours à Maurice et qu?ils partent ensuite se perfectionner au siège de la Cnuced à Genève. »

En plus de la formation, la Cnuced pourrait aider Maurice dans sa stratégie de développement confie John Burley. Selon lui le positionnement de Maurice en centre pour les Technologies de l?information et de la communication est intelligent. « Le fait que vous ayez une très bonne infrastructure existante, un taux d?alphabétisation élevé et que vous soyez bilingue ne peut qu?aider », juge-t-il.

La Cnuced souhaiterait apporter une autre forme de contribution. Elle pourrait effectuer des études pour trouver des moyens d?accroître l?investissement étranger direct dans le pays pour les secteurs manufacturiers mais aussi dans la haute technologie. Dans ce domaine, l?organisation compte aider pleinement Maurice si le pays souhaite adopter les logiciels open source, moins coûteux et aussi fiables que ceux des marques dominantes. « Il faut être optimiste. Je crois que Maurice a tout pour réussir » pense John Burley.

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