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La bureaucratie contrarie la deuxième phase du Caudan
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La bureaucratie contrarie la deuxième phase du Caudan
René Leclézio, le directeur de Promotion & Development, est exaspéré et le fait savoir. En attente d?un permis pour une deuxième phase de développement au Caudan Waterfront depuis 1999, il dénonce ?les forces occultes? qui empêchent toute réforme de la bureaucratie.
Le rapport annuel de Promotion & Development remet sur le tapis le projet soumis par sa filiale, Caudan Development, depuis cinq ans déjà. Il s?agit de la construction d?un nouvel immeuble abritant un parking pour 500 voitures sur cinq niveaux, deux niveaux d?espaces commerciaux et deux niveaux d?espaces de bureaux. A l?époque le projet avait été estimé à Rs 400 millions.
Ce développement est important pour Caudan Development. Il lui permettrait d?améliorer sa rentabilité de manière significative en étalant ses frais généraux sur une plus grande superficie de bâtiments en location.
?Bureaucratie défaillante?
?Cette deuxième phase de développement a été soumise aux autorités depuis octobre 1999. Nous n?avons toujours pas reçu de feu vert. Tandis que le Board of Investment (BOI) parcours le monde à la recherche de cet insaisissable investisseur étranger, un bon nombre de grands projets mauriciens font la queue pour des permis.?
?Les banques locales regorgent de liquidités. Tous ces projets sont en suspens et attendent de pouvoir créer des milliers d?emplois?, écrit René Leclézio dans son rapport annuel.
Poursuivant, il soutient, contrairement à l?opinion publique, que l?économie du pays ne souffre de rien. Il suffit d?un changement d?état d?esprit pour que les ?feel good years? reviennent. L?esprit d?entreprise est toujours vivant, mais les promoteurs doivent attendre des années pour obtenir les permis nécessaires à leurs projets. Ce qui implique un énorme risque au niveau personnel et financier, déplore René Leclézio.
?Quelles sont ces forces si puissantes que les politiciens ne peuvent pas ou ne veulent pas réformer une bureaucratie qui est, de manière si évidente, fondamentalement défaillante et qu?ils préfèrent s?asseoir dans des comités sans fin pour faire avancer les projets ?? demande le directeur de Promotion & Development.
Il s?interroge également sur le niveau de régulation du pays. N?est-il pas sur-réglementé par rapport à son niveau de développement ? Les dirigeants n?arrêtent pas d?importer des législations en provenance de pays qui sont bien plus avancés que nous.
?Répondons à ces questions et corrigeons les défauts. Les gens seraient tellement occupés à travailler que l?économie ne sera plus un sujet de conversation?, conclut René Leclézio.
Un problème de tracé
■ La deuxième phase de développement du Caudan Waterfront est contrariée depuis cinq ans par un élément-clé : le tracé de l?hypothétique métro léger. Le bâtiment projeté devrait se situer sur l?actuel parking, entre le casino du Caudan et l?autoroute. Il s?agit de s?assurer qu?il ne soit pas dans l?alignement du métro léger.
Le rond-point du Caudan pourrait aussi causer problème. Le tracé du métro léger doit être finalisé afin de pouvoir donner ou non le feu vert au développement du Caudan. La mise sur pied d?un secrétariat au ministère des Finances pour piloter le métro léger apporte un espoir d?accélération du projet. Maurice a sollicité une assistance technique et financière de la Banque mondiale pour boucler le dossier. Au niveau du secrétariat, on se dit conscient du problème que pose la non-finalisation du tracé. Kishore Baguant, le patron du secrétariat sur le métro léger, a, lors d?une interview télévisée, donné l?assurance qu?il reprendra tout le dossier lié au métro léger et qu?ils seront traités rapidement.
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