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La Bourse spécule sur la valeur foncière de l’industrie sucrière
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La Bourse spécule sur la valeur foncière de l’industrie sucrière
Quand on parle de l’industrie sucrière, on évoque surtout les menaces qui pèsent sur elle en raison notamment de la baisse de 36 % du prix du sucre. Paradoxalement, les investisseurs semblent avoir développé un appétit particulier pour les compagnies sucrières cotées en Bourse. La majorité d’entre elles ont vraiment la cote et leurs cours ont atteint des sommets depuis le début de l’année.
A titre d’exemple, le prix des actions de Harel Freres Ltd est passé de Rs 67 au début de janvier pour atteindre Rs 100 hier. Le titre a également connu un plus haut de Rs 120. A noter que le prix de Harel Freres avait déjà connu une croissance de 13,56 % l’année dernière.
Les actions ordinaires de Savannah qui valaient Rs 63 au début de l’année ont clôturé la séance d’hier à Rs 109. Le cours de Savannah a atteint le niveau record de Rs 130 entre janvier et mars de cette année après avoir perdu 15 % l’année dernière.
Mount, qui a démarré 2006 à Rs 20,60, a terminé la séance boursière d’hier à Rs 28,50 après avoir atteint un sommet de Rs 39,50 au cours du premier trimestre. Mon Désert Alma a, lui, établi un nouveau record hier en atteignant le prix de Rs 199 l’action. Le prix de l’action de cette compagnie sucrière avait démarré l’année à Rs 190 après avoir enregistré une hausse de 18 % en 2005.
Pour les spécialistes du marché, les investisseurs voient dans les compagnies sucrières surtout la valeur des terres qu’elles possèdent. “Rien que leurs actifs agricoles valent beaucoup plus que leur capitalisation boursière actuelle”, commente le patron d’une importante compagnie sucrière.
<B>De futures compagnies foncières</B>
Rien qu’en tenant compte de la valeur des terres agricoles et des autres actifs, les compagnies sucrières sont sous-évaluées. L’action de Mon Désert Alma était cotée à Rs 199 hier mais son Net Asset Value est estimée à Rs 1 144 l’action, explique un analyste boursier.
Cette différence a donc fait penser à des investisseurs qu’il y a donc une bonne marge de progression de la valeur des actions. A ces analyses strictement comptables s’ajoutent la spéculation sur la stratégie nationale concernant l’industrie sucrière et la stratégie individuelle des compagnies sucrières pour contrer la baisse du prix du sucre.
Les investisseurs parient sur des opérations foncières de la part des compagnies sucrières qui libéreront et créeront de la valeur pour les actionnaires. Cela pourrait prendre la forme de morcellements, d’Integrated Resort Scheme ou de complexes hôteliers.
En clair, de nombreux investisseurs voient les compagnies sucrières comme de futures compagnies foncières.
“C’est une spéculation à long terme car il reste à savoir dans quelle mesure le gouvernement facilitera la conversion des terres agricoles à d’autres fins”, commente un sucrier.
A titre d’exemple, Harel Frères a déjà annoncé un plan de restructuration, plan que la majorité des investisseurs ont interprété comme une volonté de “unbundle” le groupe qui pourrait séparer ses actifs agricoles et non agricoles. Les investisseurs étrangers se sont d’ailleurs beaucoup intéressés aux actions de Harel Frères.
Un exemple plus concret est le cas de Mon Trésor Mon Désert qui a levé Rs 1 milliard grâce à un morcellement à Ebène. Les investisseurs parient donc sur la possibilité que la manne sucrière se transforme dans les prochaines années en manne foncière.
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