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?La bonne gouvernance est inégale en Afrique?

16 février 2005, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

?<B>Expliquez-nous la présence d?Ernst & Young (E&Y) sur le continent africain ? </B>

Nous sommes présents dans trente pays africains, les îles de l?océan Indien y compris. Nous sommes répartis en trois grandes régions sur l?ensemble du continent : l?Afrique de l?Ouest, l?Afrique du Nord et l?Afrique subsaharienne et les pays de l?océan Indien. Cette dernière zone est sous la responsabilité d?E&Y de l?Angleterre. Le plus grand cabinet de ce groupe se trouve en Afrique du Sud. Celui-ci met à la disposition des différents bureaux de la zone toute une gamme de supports en termes d?infrastructure, de formation, de technologie informatique, entre autres.

Le board d?E&Y pour l?Afrique se rencontre à Maurice cette semaine. C?est une occasion pour nous de rencontrer les partenaires locaux et d?aborder avec eux plusieurs sujets d?intérêt commun.

?<B>Dans quels types d?activités E&Y Afrique compte se concentrer davantage ? </B>

Notre croissance provient essentiellement des services tels l?audit interne, le conseil en fiscalité et le corporate finance. Nous faisons beaucoup d?activité d?audit interne pour le compte de nos non-audit clients. Nous veillons à ce qu?il y ait une démarcation claire et nette entre nos fonctions d?auditeurs externes et les autres.

Nous assistons aussi les grands projets de développement en Afrique. E&Y souscrit entièrement aux initiatives du New Partnership for Africa?s Development (NEPAD) qui a pour but de promouvoir la bonne gouvernance dans les systèmes politiques et corporatifs en Afrique.

Nous conseillons les départements gouvernementaux et les corps para étatiques sur la mise en place des systèmes de gestion financière et de contrôle interne.

?<B> Quel est l?apport d?E&Y au processus de privatisation et de dérégulation en Afrique ? </B>

Nous intervenons après qu?un gouvernement ait décidé de dénationaliser une industrie. Il y a généralement trois étapes dans ce processus : la corporatisation, la commercialisation et la privatisation.

La phase de privatisation implique souvent avoir recours à un partenaire stratégique qui y apporte des capitaux frais mais aussi son savoir-faire. Nous intervenons à différente étape. Dans la phase de la corporatisation, par exemple, nous aidons nos clients à voir de près la question de la profitabilité. C?est durant cette étape qu?il faut convertir les postes de dépenses en postes de profits. Nous aidons aussi à l?élaboration des procédures destinées à trouver un partenaire stratégique.

?<B> Quel est votre constat de la situation au niveau de la bonne gouvernance sur le continent ? </B>

La situation est inégale sur l?ensemble du continent. Il y a des pays qui ont avancé beaucoup plus que d?autres. Tous les pays reconnaissent la nécessité de la transparence et de la bonne gouvernance, mais ils ne progressent pas tous au même rythme. La bonne gourvernance est inégale en Afrique. Les principaux obstacles sont le manque de compétences et le coût. Les normes du gouvernement d?entreprise représentent un coût additionnel.

Propos recueillis par <B>Akilesh ROOPUN</B>

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