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La bijouterie se donne les moyens de réussir
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La bijouterie se donne les moyens de réussir
«Il faut donner envie à la population d?acheter mauricien.» Ce sont les mots de Sadhna Sokhal, présidente du conseil consultatif de la bijouterie (Jewelry Advisory Council) et responsable de la vérification des poids et mesures (Controller of Assay). Avec ses collaborateurs, elle rencontrait hier la presse pour présenter les récentes réformes intervenues dans le domaine de la bijouterie. Les projets immédiats ont également été évoqués.
«La bijouterie est le troisième produit de l?île, après le textile et les fruits de mer», a déclaré Sadhna Sokhal. Sans dire qu?elle vise la première place de ce trio, elle a soutenu qu?un changement d?attitude est nécessaire. Le nombre de 3 700 employés actuels du secteur «peut augmenter», a-t-elle souhaité.
Sadhna Sokhal se dit persuadée que les Mauriciens ont le potentiel pour développer ce secteur, surtout avec l?augmentation prévue du nombre de touristes. Le village touristique de Belle-Mare, qui doit bientôt ouvrir, devrait offrir une bonne place aux bijoutiers et joailliers mauriciens, espère-t-elle.
Formation sur trois ans
A propos des nouvelles dispositions qui devraient faciliter la vente de bijoux et de pierres précieuses, Sadhna Sokhal met l?accent sur la Hallmark Convention à laquelle Maurice compte bientôt adhérer. Cette convention, qui réunit déjà 18 pays, assurera la reconnaissance des bijoux mauriciens, quant à leur authenticité, sur le plan mondial.
La présidente du Jewelry Advisory Council a rappelé la nouvelle formule de cours offerts par l?Industrial and Vocational Training Board pour ceux souhaitant faire carrière dans cette filière, option qui résoudra en partie le problème du manque d?employés qualifiés. Ces cours sont d?une durée de trois ans, contre dix-huit mois jusqu?ici. Ils comprennent un stage en entreprise et une spécialisation.
Ramjit Imrit, analyste industriel en chef pour le ministère de l?Industrie, des petites et moyennes entreprises, du commerce et des coopératives, a, lui, assuré que tous ceux qui veulent être formés le seront. «Ce n?est pas l?argent qui manque à cet effet», a-t-il souligné. Ajay Somanah, contrôleur suppléant à l?office des poids et mesures, a parlé du laboratoire de gemmologie qui doit être opérationnel dans huit mois. Ce laboratoire emploiera deux techniciens. L?on pourra y faire authentifier ses bijoux, en cas de doute.
Toutes ces mesures, a rappelé Sadhna Sokhal, sont prises pour «faire avancer le secteur de la bijouterie», tant sur le plan local qu?international.
V. P.
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