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La Biélorussie dans le collimateur de Rice

24 avril 2005, 00:00

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La secrétaire d?État américaine, Condoleezza Rice, a appelé, mercredi 20 avril à Vilnius, en Litua-nie, au « changement » en Biélo-russie, « dernière vraie dictature au centre de l?Europe ». « Il est temps que le changement intervienne en Biélorussie »,a affirmé Mme Rice lors d?une conférence de presse conjointe avec le président lithuanien, Valdas Adamkus.

Arrivée en provenance de Moscou, Mme Rice a retrouvé, mercredi soir, ses homologues de l?Otan pour une réunion informelle dans la capitale lituanienne, Vilnius, la première à se tenir dans ce pays qui a adhéré à l?Alliance atlantique en 2004, aux côtés de six autres pays d?Europe de l?Est. Selon des responsables américains, elle doit rencontrer pendant son séjour en Lituanie des représentants de l?opposition au pouvoir de Biélorussie.

S?appuyant sur les exemples de la Géorgie et de l?Ukraine, Mme Rice a noté qu?il y avait d?autres pays où « des forces d?opposition ont commencé à se faire entendre », citant explicitement la Biélorussie.

Priée de dire si les États-Unis soutenaient des groupes favorables à la démocratie qui pourraient fomenter un renversement du régime du président Alexandre Loukachenko, la secrétaire d?État a répondu sur CNN : « Pourquoi est-ce que ce serait une mauvaise chose pour la population de se débarrasser du joug de la tyrannie ? »

Le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, n?a pas souhaité commenter les déclarations de Mme Ri-ce. Toutefois, a-t-il déclaré, « nous ne défendrons pas bien sûr le fait que certaines personnes appellent à des changements de régime où que ce soit. Nous pensons que le processus démocratique, le processus de réforme ne peut pas être imposé de l?extérieur ».

La chef de la diplomatie américaine avait déjà exprimé, en débutant, mardi, son déplacement en Europe, des critiques à l?égard du régime biélorusse, soulignant que « la Biélorussie était retenue en arrière par la nature du régime ».

Aux journalistes l?accompagnant dans l?avion qui l?amenait de Moscou à Vilnius, Mme Rice a indiqué avoir voulu « adresser (aux autorités russes) un message très ferme selon lequel les États-Unis ne considèrent pas les développements dans les ex-républiques soviétiques, maintenant des États indépendants, comme allant à l?encontre de la Russie ou qui seraient destinés à diminuer l?influence de la Russie, mais comme des développements normaux du processus démocratique ».

<B>@ 2 005 Le Monde ?AFP et REUTERS

Distribué par The New York Times Syndicate</B>

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