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La bataille contre les ordures

13 janvier 2007, 00:00

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Les ordures de fin d?année s?accumulent devant votre porte ? Cela fait tache comparé à l?ordre et la propreté régnant à l?intérieur de votre maison ? Si vous êtes dans ce cas, armez-vous d?un supplément de patience. La situation devrait s?améliorer d?ici la fin de la semaine prochaine.

Le grand nettoyage de fin d?année engendre un surplus de déchets. Les municipalités, conseils de district et compagnies de nettoyage doivent mettre les bouchées doubles pour enlever l?excédent de détritus.

Problème supplémentaire : la fermeture de la station de transit (transfer station) de Saint-Martin. Les services de voierie qui déversaient leurs déchets là-bas en sont considérablement affectés. À Curepipe, par exemple, «à la suite de la fermeture de Saint-Martin, tous les véhicules sont dirigés vers La Brasserie. Ce qui se passe maintenant, c?est que quand il y a une vingtaine de camions devant La Brasserie, on leur demande d?aller directement à Mare-Chicose. Mais, à cause de la distance supplémentaire, nos véhicules ne peuvent plus faire deux à trois voyages par jour, seulement un ou deux. Par conséquent, le ramassage d?ordures se fait moins fréquemment que d?habitude », déclare Ruben Munien, Principal Health Inspector à la municipalité de Curepipe.

<B>Manque d?effectifs

Pour le district de Rivière-Noire, «le service de ramassage se fait deux fois par semaine. C?était le cas même pendant la fin d?année», assure un responsable du conseil de district de Rivière-Noire. «Cependant, nous avions eu un problème à Flic-en-Flac et Albion à cause de la fermeture de la station de Saint-Martin. Fort heureusement, le ministère a donné son aval pour que nous puissions aller déverser les déchets de ces deux endroits à La Brasserie», ajoute-t-il. « En ce qui concerne le balayage des endroits publics, il est fait quotidiennement.»

«Pendant la semaine entre la Noël et le Nouvel An, il y a entre une fois et demi et deux fois plus de déchets qu?en temps normal. Donc, on prend plus de temps pour tout enlever. D?autant plus que nos ressources sont limitées», explique un préposé à la municipalité de Quatre-Bornes.

À Vacoas-Ph?nix, «il y a 20 équipes qui s?occupent chacune d?une section. On possède une flotte de 14 véhicules dont dix sont utilisés», affirme un employé. «En temps normal, on fait deux ramassages par semaine, mais en décembre et, janvier, période de pointe, on n?arrive pas à faire deux services, mais on en assure au moins un. Pendant la dernière semaine de décembre et la première semaine de janvier, on n?a pas suffisamment d?effectifs pour enlever le surplus de déchets.»

Font-ils de la sous-traitance ? «Malheureusement, on ne peut investir dans des ressources additionnelles pour deux semaines parce que cela coûte très cher», répond ce préposé.

Dans le district de Moka-Flacq, «on a déjà ramassé les ordures pour lesquelles il y avait du retard et ce, une semaine après le Nouvel An. Le service de ramassage est assuré au moins une fois par semaine», déclare un employé.

Pour pouvoir faire face au surplus de déchets de décembre et janvier, Raj Essoo, Project Manager chez Atics, compagnie de nettoyage, dit « embaucher des travailleurs temporaires et augmenter le nombre de véhicules. En temps normal, on travaille avec une quinzaine de camions, mais en fin d?année, on travaille avec 20 à 25 véhicules ».

Dans les ordures de fin d?année, on compte beaucoup de déchets encombrants tels qu?électroménager, meubles, matelas ou encore arbres de Noël. Comment font les services de voirie dans ces cas ? «Nous envoyons des lettres personnalisées aux habitants de quelques rues dans lesquelles notre véhicule va passer un jour spécifique, et on leur demande de mettre leurs déchets dans un endroit accessible pour que le ramassage se fasse dans les meilleures conditions», explique Ruben Munien. Ce service est gratuit. Quand est-il payant ? «Quand on va sur les lieux et qu?on estime que les déchets nécessitent tout un camion, la personne doit payer aux alentours de Rs 200. Si un deuxième voyage est nécessaire, elle doit débourser autour de Rs 400 et ainsi de suite.»

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