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La Banque mondiale relève les failles dans l’investissement

29 mars 2006, 00:00

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Maurice, un endroit où il fait bon entreprendre. Ambitieux projet. Une récente évaluation de la Banque mondiale (BM) sur le climat des affaires révèle néanmoins que cet objectif est encore loin d’être atteint. L’accès aux capitaux représente le plus gros obstacle aux investisseurs.

Le Board of Investment (BOI) avait en effet commandité l’année dernière une étude sur l’environnement du business auprès de la BM. 350 entreprises ont été sondées dans le cadre de cet Investment Climate Assessment qui porte sur un ensemble de facteurs susceptibles d’influencer leur développement.

Des questions traitant des aspects tels que le démarrage et le statut juridique de l’entreprise, le profil du management, les conditions internes de l’entreprise concernant ses ventes et ses approvisionnements, les infrastructures et services, l’accès aux financements, l’administration, les règlements des litiges et les relations industrielles, l’innovation et la technologie, le marché du travail et la productivité ont été abordées.

Des réformes prévues</B>

Les conclusions de l’enquête font actuellement l’objet de discussions entre la BM, le ministère des Finances et le BOI. Les interactions sont dirigées par Ganesh Rasagam, haut cadre de la BM chargée de l’étude. Le BOI va préparer un plan d’action sur la base de l’analyse des conclusions du sondage. Le plan sera soumis au gouvernement pour la mise en place des politiques de facilitation et d’accompagnement des opérateurs et aussi pour permettre aux entreprises d’améliorer leur compétitivité.

Après le coût et l’accessibilité des financements, c’est la paperasse administrative qui pose problème chez les entrepreneurs. L’allégement du régime de certification reste un défi majeur pour le gouvernement.

La BM a identifié 30 types de permis que les opérateurs devront obtenir pour pouvoir travailler. Elle les a regroupés en trois catégories : les procédures de démarrage (incorporation de compagnie, permis d’opération…); les procédures de location (tels certificats d’Environment Impact Assesmment); et les procédures d’opération (permis d’importation, certificats de taxe à valeur ajoutée – TVA).

“Une série de réformes seront mises en place dans le sillage d’un exercice de simplification du cadre réglementaire. Dans le court terme, les procédures relatives au démarrage d’une société et l’accès aux compétences et ressources étrangères seront revues et simplifiées. Un programme national de reforme sera ensuite finalisé. Le tout sera piloté au plus haut”, explique un cadre de la BOI.

Le manque de main-d’œuvre qualifiée est la troisième plus grosse faille identifiée par les opérateurs. Maurice qui ambitionne une économie de services et de savoir, n’a pas toujours les compétences requises pour que les nouvelles industries puissent s’épanouir.

L’état des infrastructures physiques et de télécommunication n’est pas toujours au goût des opérateurs. Les hommes d’affaires interrogés estiment qu’il reste encore beaucoup à faire au niveau du coût, de la fiabilité et de la qualité des télécommunications.

L’agence de promotion de l’investissement entend aussi bénéficier des meilleures pratiques de la BM en vue de stimuler un climat plus favorable aux investisseurs.

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