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L’UE et Iran s’accordent deux mois de répit sur le nucléaire

27 mai 2005, 00:00

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L’Union européenne (UE) et l’Iran se sont offerts deux mois supplémentaires pour parvenir à un accord sur le programme nucléaire iranien, repoussant ainsi une éventuelle saisine du Conseil de sécurité de l’Onu. Après trois heures de négociations à Genève avec les ministres des Affaires étrangères de la “troïka” européenne - le Français Michel Barnier, le Britannique Jack Straw et l’Allemand Joschka Fischer - le chef de la délégation iranienne, Hassan Rohani, a déclaré aux journalistes que l’UE présenterait d’ici à la fin du mois de juillet à l’Iran un ensemble de propositions pour sortir de la crise.

Ces propositions européennes viseraient notamment à renforcer l’accord conclu en novembre par lequel l’Iran a accepté de suspendre ses activités de traitement de l’uranium en échange d’incitations économiques et technologiques. “L’UE s’est engagée à présenter à l’Iran une proposition détaillée (...) Nous pensons que nous devrions parvenir à un accord raisonnable dans un laps de temps relativement court”, a déclaré Rohani, en ajoutant qu’il soumettrait cette offre aux autorités de Téhéran.

L’accord conclu mercredi, aux termes de négociations qualifiées de “la dernière chance”, implique que Téhéran va maintenir le gel de ses activités nucléaires sensibles, a pour sa part souligné Straw. D’après le secrétaire au Foreign Office, Rohani a en outre renouvelé l’engagement de l’Iran sur le caractère pacifique de son programme nucléaire. “Ce que cela garantit, c’est que l’Iran va maintenir la suspension de ses activités de retraitement de matériau nucléaire”, a répondu Straw aux journalistes qui lui demandaient de préciser la teneur de l’accord conclu mercredi.

Les Etats-Unis accusent l’Iran de chercher à se doter de l’arme atomique sous le couvert d’un programme nucléaire civil, ce que dément Téhéran. La République islamique estime avoir le droit, en tant que signataire du Traité de non-prolifération, de développer une technologie civile. Avant les discussions de mercredi à Genève, l’Iran a ainsi menacé de reprendre la conversion d’uranium. La troïka européenne, qui a obtenu le soutien des Etats-Unis dans ces négociations, avait cependant prévenu qu’une telle initiative la conduirait à appuyer la volonté américaine d’une saisine du Conseil de sécurité de l’Onu en vue de sanctions contre la République islamique.

<B>Parisa HAFEZI Thomas ATKINS</B>

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