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L’Italien Dario Frigo interpellé
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L’Italien Dario Frigo interpellé
Le coureur italien Dario Frigo (Fassa-Bortolo) a été interpellé hier à Courchevel après la découverte de produits dopants dans la voiture de son épouse au péage d’Albertville.
Sa femme a été interpellée mardi en possession d’une dizaine de doses d’EPO par les douaniers de Savoie et des hommes de l’antenne locale du service régional de la police judiciaire de Lyon. Elle a été transférée au commissariat de Chambéry (Savoie) dans la soirée.
Le cycliste a été interpellé hier matin puis transféré à l’hôtel de police de Chambéry. Le couple devait être déféré au parquet d’Albertville dans l’après-midi.
Le couple, qui pourrait être poursuivi pour avoir importé et détenu en contrebande des marchandises prohibées, encourt une peine allant jusqu’à trois ans de prison et une amende égale à deux fois la valeur des marchandises prohibées.
Dario Frigo, 31 ans, occupait mardi soir, à l’issue de la dixième étape (Grenoble-Courchevel) la 52e position du classement général. En 2001, il avait déjà été concerné par une affaire de dopage sur le Tour d’Italie. Devant quitter le Giro avant son terme, il avait écopé de six mois de suspension.
Mardi, le Russe Evgueni Petrov avait été exclu de la Grande Boucle après des tests sanguins inopinés diligentés par l’UCI. Ces contrôles ont pour but de déceler des paramètres anormaux susceptibles de révéler la prise de substances interdites.
L’interpellation de Frigo et de son épouse n’est pas sans rappeler, le 28 juillet 2002 l’interpellation d’Edita Rumsas, épouse du cycliste Raymondas Rumsas. Elle avait été interpellée en possession de produits pharmaceutiques dopants.
La jeune femme, mise en examen pour “prescription, cession, offre, administration, facilitation et incitation à l’usage de substances dopantes à un sportif”, sera placée en détention provisoire pendant 73 jours.
Elle a été remise en liberté sous caution le 11 octobre 2002. Rumsas, qui avait terminé sur la troisième marche du tour de France 2002 au sein de l’équipe Lampre, et le médecin polonais Krzystof Ficek, auteur présumé de la prescription de produits dopants retrouvés dans la voiture, n’ont jamais été entendus par la justice française qui les a convoqués en vain. Le cycliste lituanien, arrêté le 29 juin dernier en Toscane à la demande de la justice française qui doit le juger le 24 novembre à Bonneville , a été remis en liberté par la justice italienne.
Au printemps 2005, le parquet d’Annecy avait ouvert une enquête préliminaire confiée à l’antenne locale du SRPJ concernant des accusations de dopage portés contre Lance Armstrong. L’enquête préliminaire, abandonnée en raison de fuites dans la presse, avait été ouverte à la suite des témoignages de l’ancienne masseuse d’Armstrong, Emma O’Reily.
Celle-ci affirmait dans le livre “L.A. Confidential, les secrets de Lance Armstrong”, de Pierre Ballester et David Walsh, que le sextuple vainqueur du Tour de France se dopait. Lance Armstrong a toujours nié s’être dopé. Il a lancé une procédure en diffamation contre Walsh et Ballester et demande deux millions d’euros de dommages et intérêts.
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