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Ky-mani Marley Another Bob?s son

11 avril 2008, 20:00

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Le concert baptisé Ghetto Soldier se tiendra le dimanche 20 avril au Lakepoint. Plusieurs grands noms de la scène roots locale ont répondu présent à l?invitation de Gial Evènementiel, organisateur de l?événement. Avant d?entendre le pur son reggae teinté de hip-hop et de RnB de Ky-mani Marley, tête d?affiche de la soirée, le public assistera à une première partie assurée par Natir Samarel. Les rastas de Chamarel seront sur scène vers 17 h pour une prestation dont ils sont les seuls à en connaître la recette.

Pour cette soirée, les organisateurs se sont inspiré des grands soundsystem américains. Un spectacle au cours duquel reggae, hip-hop et dancehall fusionneront pour le grand plaisir des amateurs du genre. Une palette de djs sera de la fête pour s?assurer que l?ambiance demeure à son paroxysme tout au long du show. Les organisateurs donnent donc rendez-vous à tous les fans de roots music.

Ky-mani est moins connu que Steeve, Julian, Damian et Ziggy Marley. Même si c?est la popularité qui le fait défaut on ne peut pas en dire de même pour le talent. Souvent dans l?ombre de ses demi-frères, Ky-mani peut quand même se vanter d?avoir travaillé avec des grands artistes de la trempe de Shaggy, les Fugees, Morgan Heritage? pour ne citer que quelques noms.

Ky-mani est le fruit de l?union entre Bob Marley et Anita Belnavis la championne jamaïcaine de tennis de table. Ayant des parents très sportifs, le jeune Marley reçoit une éducation centrée autour du sport, notamment le football qu?adorait son père. Etant le fils de Bob Marley, il n?a pas pu échapper à l?appel de la musique, passion héréditaire. Il suit des cours de piano et de guitare. A l?âge de 8 ans, il quitte la Jamaïque pour la Floride. Aux Etats-Unis, il découvre le rap et tombe sous le charme de ce style. Il commence à rapper et à jouer au dj dans des soirées et des festivals et se fait connaître grâce à son premier morceau, Unnecessary Badness.

<B>Prestigieuses collaborations </B>

C?est le producteur de Shabba Ranks, Clifton Dillon qui découvre le potentiel de Little Marley, comme l?appellent affectueusement ses copains. Il le fait signer chez Shang Records en 1996. Son premier titre, Judge Not, est un duo avec Patra. Il enchaîne ensuite avec des titres comme Sensimella. Puis Ky-mani enchaîne les collaborations prestigieuses avec notamment Beenie Man et les Fugees de Wyclef Jean, Lauryn Hill et Pras Mitchell.

Trois ans plus tard, Ky-mani sort son premier album, Journey. Les échos du public sont positifs et l?encouragent à poursuivre dans cette voie. Laissant momentanément ses projets persos, Ky-mani part en tournée avec ses frères Damian, Stephen et Ziggy. Deux ans plus tard, soit en 2001, il sort Many More roads, le titre cartonne aux Etats-Unis et lui ouvre aussi les portes du marché francophone. Depuis, le fils de Bob Marley a parcouru Many More roads vers le succès. Son concert à Maurice la semaine prochaine témoigne de sa popularité qui a réussi à traverser frontières et océans.

Info Billets : Disponibles à travers le Rézo ôtayô à Rs 250 en pré-vente.

<B>Cedella Booker-Marley

La matriarche s?en est allée</B>

La doyenne du clan Marley s?est éteinte mardi soir à 22 heures à son domicile de Miami à l?âge de 81 ans. De son véritable nom, Cedella Booker-Marley, Mama B, est née le 23 juillet 1926 en Jamaïque. Toute la famille Marley est en deuil.

Mama B était connue et respectée pour sa gentillesse. D?origine très modeste, la mère de Bob Marley n?est âgée que de 17 ans lorsqu?elle tombe amoureuse du capitaine anglais Norval Marley, le père de la légende du reggae. Le capitaine Marley était le gérant de plusieurs plantations agricoles pour le compte de la couronne britannique. Enceinte, Mama B épouse le capitaine, mais ne peut vivre à ses côtés à cause des préjugés racistes de l?époque coloniale. Robert Nesta Marley est né en 1945 quelques mois après le mariage de ses parents.

Après la naissance de Robert, Mama B s?installe à Nine Miles, où elle élèvera son fils durant les huit premières années de sa vie. Avant que le père, Norval Marley, le fasse venir à Kingston, chez une «assistante maternelle.» Mama B restera éloignée de son fils pendant près de deux ans. C?est cette absence qui favorisa une relation spirituelle particulière avec son fils.

Dans les années 50, Mama B laisse son fils à Kingston et part s?installer aux Etats-Unis dans le Delware pour gagner un peu d?argent. Elle exerce plusieurs petits boulots. Bob Marley viendra la rejoindre au début des années 60 afin d?améliorer leur situation économique. Il a un rêve : monter un label de musique avec ses amis Bunny Wailer et Peter Tosh.

Lors d?une de ses dernières interviews à la presse, Mama B avait confié qu?elle sentait toujours le vide causé par la mort de Bob Marley en mai 1981. Mais elle assurait aussi que ce dernier avait laissé un tel héritage spirituel et culturel qu?elle sentait sa présence chaque jour à ses côtés.

Durant sa vie, la matriarche avait acquis une énorme notoriété, d?une part en tant que mère de Bob Marley, mais surtout pour sa grande gentillesse, sa dévotion, sa personnalité humble et son amour pour l?humanité. Elle était l?ambassadrice de paix, d?unité et d?amour du peuple jamaïcain et était accueillie comme un chef d?Etat a chacun de ses déplacements.

Tout comme Bob Marley, Mama B est partie au terme d?une vie très riche et très dense. Elle laisse un héritage d?amour et de paix. Elle qui a combattu toute sa vie contre les inégalités, qui a été victime de racisme, qui a vécu dans l?extrême pauvreté pendant des décennies, qui a connu l?humiliation et qui n?a jamais gardé ranc?ur. Elle a transformé tout cela en un One Love et nous lègue un héritage de paix et une leçon de vie.

Bob Marley chantait, «one bright morning when my work is over I will fly away home.» Le travail de Mama B est lui aussi terminé. Mama B s?en va retrouver Bob, qui l?avait quittée un 11 mai 1981. Une séparation de 27 ans. Bob Marley son premier-né, sa première souffrance?.

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