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Kushiram met en garde contre la surrégulation financière
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Kushiram met en garde contre la surrégulation financière
Entre les dangers d?une sur-régulation et les risques d?une sous- régulation des marchés financiers, les institutions de régulation doivent pouvoir faire la part des choses? C?est ce qu?a expliqué le ministre des Services financiers et des affaires corporatives, Sushil Kushiram, lors du lancement officiel de la réunion annuelle de l?Offshore Group of Banking Supervisors (OGBS). C?était hier à l?hôtel Le Plaza Beach Resort à Pointe-aux-Piments.
Le ministre a rappelé la nécessité d?un dialogue accru ? et plus constructif ? entre les régulateurs et l?industrie. Les institutions de régulation devront, elles aussi, faire preuve de transparence dans leurs activités. ?Des règles claires et transparentes améliorent la confiance des opérateurs et faciliteront la conformité aux lois?, a affirmé le ministre.
Les Basel Core Principles et les attentats du 11 septembre 2001 ont changé la donne. Ainsi, la structure régulatrice bancaire a été réorientée vers une gestion plus intensive des risques, un meilleur partage d?informations financières entre les pays et une application plus rigoureuse des directives dans les opérations financières.
Notre système financier a récemment fait l?objet d?un audit exhaustif à travers le Financial Sector Assessment Programme (FSAP) ? un exercice mené conjointement par la Banque mondiale (BM) et le Fonds monétaire international (FMI). Selon le FSPA, les risques d?instabilité financière dans le court terme demeurent modestes. L?audit indique aussi que l?adhésion aux normes internationales de régulation est jugée satisfaisante.
?Il n?y a, cependant, aucune raison de se laisser gagner par l?autosatisfaction. Nous poursuivons nos efforts afin de renforcer le cadre de supervision et de régulation, de même que notre résistance aux chocs économiques. Nous nous efforçons aussi de réduire la vulnérabilité du système aux risques opérationnels et aux reputation risks?, fait ressortir le ministre.
Intervenant à son tour, le gouverneur de la Banque de Maurice, Ramesh Basant Roi, devait affirmer que les lois rigides préconisant le secret bancaire ne sont plus acceptables dans le combat contre le blanchiment d?argent.
?Due diligence?
?L?information doit être partagée avec les autorités compétentes?, précise-t-il. Il cite le cas de la Financial Intelligence Unit (FIU) qui a les pouvoirs de collecter, d?analyser et de disséminer des informations sur des cas qu?elle juge suspects.
Il a fait état d?un document préparé conjointement par le Basel Committee on Banking Supervision et le OGBS, ayant pour thème le Customer Due Diligence (CDD). Celui-ci porte sur les moyens qui permettent aux banquiers de mieux connaître leurs clients.
Le gouverneur a fait un plaidoyer pour une coopération plus étroite entre les institutions de régulation des différents centres financiers offshore. La mobilité transfrontalière croissante des capitaux augmente les dangers du blanchiment d?argent de même que les risques d?instabilité financière. D?où, précise-t-il, la nécessité d?une surveillance plus rigoureuse des centres offshore
?La Banque de Maurice a toujours adopté une politique sélective dans l?octroi de permis aux banques offshore. Nous accordons une considération primordiale à la nécessité de maintenir une image propre?, indique-t-il.
La Banque centrale a procédé à une consolidation de son département de supervision en raison des responsabilités grandissantes des superviseurs. Le personnel concerné bénéficie d?une formation plus intensive afin de mieux s?acquitter de ces tâches.
Le vice-président de l?OGBS, John Aspden, est aussi intervenu lors de la cérémonie d?ouverture. Il a lu le discours que devait prononcer le président de l?organisation, Colin Powell. Celui-ci n?avait pu être présent, comme prévu, lors de la cérémonie.
Il a retracé les actions de l?OGBS dans le développement du cadre régulateur du système financier à travers le monde. ?Les centres financiers, qu?ils soient offshore ou onshore, doivent se conformer aux normes internationales de régulation. La vraie distinction n?est pas entre les centres offshore et onshore mais entre ceux qui adhèrent aux standards internationaux et ceux qui ne le font pas?, affirme-t-il.
Maurice est devenu membre de l?OGBS en 1989, soit l?année où les activités bancaires offshore ont débuté chez nous.
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