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Kunal, joueur de « dholok » et de tablas

22 octobre 2006, 00:00

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Il aime tout de la musique orientale. Son rythme, ses percussions, ses paroles. Les sons que les musiciens produisent avec les tablas, dholok et manjira (cymbales). Kunal Jeebun, 17 ans, baigne dans cet univers depuis qu?il est enfant. Et pour cause, son oncle est chanteur dans un groupe de musiciens qui animent les mariages. À force de les côtoyer, il a fini par leur emboîter le pas, il y a deux ans. « Je voulais me mettre à jouer du tabla. Et à partir de là, j?ai pris des cours, tous les vendredis, au Centre France Boyer de la Giroday à Plaine-Magnien », explique Kunal.

Les cours sont loin d?être faciles, « et comprennent beaucoup de choses à apprendre ». « Au départ, j?ai appris à jouer avec un seul doigt, l?index, pour produire un son spécifique - il faut savoir que chaque doigt produit un son. Puis graduellement, j?ai utilisé les autres doigts. C?était assez difficile au début et je rentrais souvent chez moi avec le dos et les doigts endoloris. »

Comme il a l?oreille musicale et le sens du rythme, c?est sans encombre que Kunal passe des tablas - comprenez par là, deux tambours de dimensions différentes ? au dholok, une sorte de tambour allongé qui se joue des deux côtés. Difficile de s?improviser joueur de dholok, mais Kunal y arrive au point où il est de toutes les assemblées de prières qui ont lieu chez lui le vendredi et au Ramayan Centre, à Mahébourg, le dimanche. « Je suis le seul dans mon groupe à savoir jouer du dholok. Mes cours de tabla m?ont beaucoup aidé ; je ne me contente pas seulement de jouer les morceaux que j?ai appris car j?en invente aussi en faisant des ajustements de sons. Tout est une question de rythme. Si tu rates un son, c?est toute la musique qui décale. »

Lors des séances de prière, Kunal se met en condition avant de jouer de son instrument. Il revêt une tunique traditionnelle ? long kurta brodé avec pantalon assorti et foulard -, s?enduit les mains de poudre pour éviter, d?une part, qu?elles ne glissent sur la peau du tambour et d?autre part, les cors. Assis en tailleur, le dholok sur les jambes ou posé devant lui, il est tout à sa musique. « C?est important de se concentrer sur le rythme des morceaux. Quand je joue, je me sens bien, vidé de tous mes soucis. Il n?y a pas meilleur déstressant pour moi », confie le jeune homme.

Entre Kunal et sa musique, il y a une totale communion. Bien qu?il dit aimer par-dessus tout jouer du dholok et des tablas, il n?envisage pas pour autant d?en faire son métier. Trop ardu et pas mal d?années d?études pour devenir prof de musique orientale. « Je joue pour mon plaisir, c?est le plus important pour moi. Et j?encourage les jeunes à en faire autant. Ça diminue votre stress en un rien de temps (rires). »

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