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Kraft, Palmolive, Colgate? menacés par le contrôle des prix

25 novembre 2005, 20:00

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Le gouvernement persiste et signe. Il veut contrôler la marge de profit sur des produits importés, dont certains commercialisés par IBL Consumer Goods, importateur de fromages Kraft, savonnettes et gel douche Palmolive, pâte à dentifrice Colgate, viandes de b?uf et conserves? En réaction, la firme envisage de cesser de les importer.

Jean Michel Rouillard, directeur général d?IBL Consumer Goods, déclare que «plusieurs options sont à l?étude dont celui de cesser d?importer les produits ciblés par le ministère du Commerce». Mais il garde l?espoir d?une entente dans les négociations avec les autorités afin que personne ne soit pénalisé, ni le consommateur, ni les centaines d?employés de ce secteur qui risquent de se retrouver au chômage.

Le directeur général d?IBL Consumer Goods précise que son entreprise est «contre le contrôle des prix qui se fait au désavantage des consommateurs» et qu?IBL Consumer Goods ne peut pas vendre à perte. Jean Michel Rouillard rappelle que c?est à la suite de la décision du gouvernement de contrôler la marge de profit sur le lait que la firme a cessé l?importation de la marque de lait Plume Rouge.

IBL Consumers Goods a justifié les prix de ces produits, qui aux yeux du gouvernement reviennent très cher, par la hausse du fret maritime. La firme rappelle que ces produits ont pris beaucoup de temps avant de faire une percée sur le marché local et que des dizaines de millions de roupies ont été investies dans la publicité.

Des responsables de supermarchés et d?hypermarchés ajoutent, eux, que l?augmentation des prix des différents produits de consommation est due à la dépréciation de la roupie face au dollar américain, australien ou l?euro. Et font remarquer, à titre d?exemple, que le lait Amul ne pourra pas continuer à être vendu au même prix qu?affiché actuellement dans un contexte de dépréciation de la roupie mauricienne. Les prix pourraient rester les mêmes pour le lait Amul si la STC décide de le subventionner. Mais, font ressortir les responsables de supermarchés, cela est contraire au Fair Trading Act.

Le ministère du Commerce, lui, n?en démord pas. La marge de profit réalisée par IBL sur ces produits est excessive et doit être ramenée au même niveau que le lait en poudre, affirme-t-il. A cela, des commerçants rétorquent qu?avec cette politique de contrôle, Maurice deviendrait comme de nombreux pays sous développés où les consommateurs n?auraient plus le choix des produits et devraient faire face à des pénuries. Des sources proches de l?hôtel du gouvernement avancent, elles, que les prix des produits ciblés pourraient subir une baisse imposée avant les élections villageoises du 11 décembre. A confirmer ou à infirmer.

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