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Konsekans une histoire rodriguaise
Une occasion de jouer au Théâtre ne se manque jamais pour qui est pris du virus de la scène. Cela est encore plus vrai pour la Rodrigues Drama Association, qui, sur son île, manque de moyens pour s?exprimer pleinement.
C?est donc avec un immense plaisir que Luc Clair, le président de cette association, et sa troupe Dark Crystal, participent au Port Louis Theatre Festival.
La compagnie rodriguaise vient présenter Konsekans, une histoire qui puise son essence dans la réalité rodriguaise et qui traite de tolérance.
La pièce, écrite par Luc Clair et mise en scène par Myriam Casimir, raconte l?histoire d?un père très sévère qui impose tant de conditions à ses enfants que ceux-ci bravent l?autorité paternelle et s?éloignent du bon chemin.
Lorsqu?il prend conscience qu?il est allé trop loin, il doit faire face à de nombreuses conséquences. Konsekans décrit les conditions de famille et la condition féminine. La démarche est de sensibiliser les gens sur les problèmes sociaux «mais aussi d?essayer d?apporter une solution,» précise Luc Clair.
Et d?ajouter, «il y a beaucoup d?émotion, de tristesse, mais si l?on présente beaucoup de mauvaises choses tout au long de la pièce, celle-ci ne se conclut pas sur une mauvaise note».
Luc Clair suit ce schéma créatif pour toutes ses créations. Sa troupe a déjà une vingtaine de pièces à son actif, qu?elle a monté essentiellement à Rodrigues.
Malgré le manque de moyens, pas de salle, peu de moyens techniques, Luc et les autres comédiens rodriguais ne se lassent pas de jouer, qu?importe l?endroit.
Les artistes espèrent toutefois la concrétisation d?un projet de salle de spectacle que met en place la Commission Arts et Culture de l?île.
Depuis 40 ans que Luc fait du théâtre, il en a vu passer des jeunes comédiens. Il se souvient de l?époque où il allait cueillir des goyaves pour les vendre 10 sous, afin de payer sa place au spectacle d?un couple écossais qui faisait de petites représentations toute la journée.
«Depuis ce temps-là, je ne me suis jamais arrêté de jouer, écrire, mettre en scène,» dit-il. Comme Luc, ils sont nombreux à aimer la scène et de nombreux jeunes s?y intéressent de plus en plus. «Le théâtre rodriguais a beaucoup évolué et ne demande qu?à progresser encore», poursuit-il. Rodrigues ne manque pas de talents. Preuve en sera faite vendredi et dimanche prochain.
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