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Kofi Annan : ?La conférence sur l?Irak n?est qu?un début?
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Kofi Annan : ?La conférence sur l?Irak n?est qu?un début?
En présence du secrétaire général de l?Onu, Kofi Annan, et d?environ 70 pays donateurs, la conférence internationale sur la reconstruction de l?Irak a débuté hier à Madrid. Cette conférence, qui doit durer deux jours, sera l?occasion de manoeuvres en coulisses de la part, notamment des Américains pour tenter de convaincre certains pays récalcitrants de mettre la main à la poche.
Le secrétaire général de l?Onu, Kofi Annan, a estimé mercredi que la conférence ne constituait qu?un début pour le financement de la reconstruction de l?Irak. Il a dit espérer que les pays donateurs s?engageraient davantage à l?avenir. ?En ce qui concerne les contributions actuelles, je pense que les deux prochains jours constituent un début. Nous nous attendons à obtenir des contributions importantes de la part des gouvernements?, a déclaré Kofi Annan après un entretien à Madrid avec le président du gouvernement espagnol, José Maria Aznar. ?Je pense que nous serons en mesure de lever le montant nécessaire pour commencer la reconstruction de l?Irak d?une manière vigoureuse et déterminée. Et j?espère qu?avec le temps, les gouvernements et les institutions feront bien plus que ce qu?ils s?apprêtent à annoncer.?
Dons de trois milliards de dollars
Jusqu?à présent, les donateurs se sont engagés à fournir deux à trois milliards de dollars en complément des 20 milliards que Washington envisage de dépenser en 18 mois. Le coût de la reconstruction de l?Irak est estimé à 56 milliards de dollars par l?Onu et la Banque mondiale. ?Un processus commence, il ne se termine pas?, a déclaré Aznar en écho aux propos de Kofi Annan.
Quelque 70 pays et 19 organisations internationales participent à la conférence de Madrid. Opposées à la guerre américaine lancée sans mandat de l?Onu, la France et l?Allemagne ont d?ores et déjà fait savoir qu?elles n?augmenteraient pas leur contribution au-delà de ce qui a déjà été annoncé, principalement via l?Union européenne.
?Nous n?envisageons pas à ce stade d?aide supplémentaire, qu?il s?agisse d?aide financière ou de coopération dans le domaine militaire?, a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin. Ce dernier a ajouté qu?il fallait ?avancer vers cette reconnaissance de la souveraineté irakienne qui est la condition centrale si on veut véritablement lancer le processus de reconstruction de l?Irak.? La France sera représentée par François Loos, ministre délégué au Commerce extérieur. L?Union européenne s?est engagée à débloquer 200 millions d?euros sur son budget 2003-2004 en faveur de l?Irak.
Dans un entretien publié dans Le Figaro, l?administrateur civil américain en Irak, Paul Bremer, a souligné que la France ?a un rôle à jouer? dans la reconstruction de l?Irak, ?comme tous les autres grands pays du monde?. ?Il est temps pour le gouvernement français de dépasser toutes ces disputes qui ont pu avoir lieu aux mois de février et mars dernier. Il est temps que le gouvernement français comprenne que nous allons bel et bien reconstruire l?Irak?, a-t-il expliqué.
L?Iran, qui s?était également opposé à la guerre en Irak, a annoncé sa participation à la conférence. En dehors des Etats-Unis, les principales contributions annoncées émanent du Japon (1,5 milliard de dollars en garanties de prêts à court terme), de la Grande-Bretagne (375 millions d?euros sur les deux prochaines années) et de l?Espagne (300 millions de dollars d?aide économique jusqu?en 2007).
Participation de l?Iran
?Nous sommes venus à Madrid impatients de voir ces déclarations politiques traduites en aide concrète?, a déclaré l?actuel président du Conseil intérimaire de gouvernement irakien (CIG), Iyad Alaoui, à son arrivée dans la capitale espagnole. L?un de chefs de file de la délégation irakienne, Adil Abdoul Mahdi, a tenté de rassurer les pays préoccupés par les attaques quotidiennes en Irak contre les cibles américaines et occidentales en affirmant qu??investir en Irak est une question de sécurité?.
Opposées à la présence américaine en Irak, plusieurs organisations internationales ont invité les pays riches à ne fournir que l?argent nécessaire pour couvrir les besoins humanitaires d?urgence en Irak. Elles les exhortent également à verser leurs contributions dans un fonds qui ne soit pas géré par les forces américaines et britanniques déployées sur le sol irakien.
Face aux réticences d?une large partie de la communauté internationale, les Etats-Unis ont accepté la création d?un fonds géré par la Banque mondiale. Lors de sa tournée en Asie, le Président américain, George Bush, s?est en outre ?activement engagé? dans une offensive diplomatique visant à convaincre ses interlocuteurs asiatiques d?apporter leur contribution.
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