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José Chengen en chef de meute
À en faire pâlir de jalousie la jeune génération? En effet, à 33 ans, José Chengen trouve encore les ressources pour terminer comme meilleur marqueur d?un match de première division, et qui plus est, meilleur réalisateur (9 buts) du week-end. C?était dimanche dernier, face à l?Association sportive de Vacoas-Phoenix.
Un match à rebondissements qui s?est finalement clôturé par la première victoire de Roches-Brunes Wolf en première division par 25 à 21.
Pour cette équipe au sein de laquelle il évolue en tant qu?entraîneur-joueur et qui n?a été créée qu?au début de l?année dernière, cette victoire est synonyme d?un objectif atteint. Il en reste plein d?autres. En est-il de même pour José Chengen ?
« Pour l?instant, je suis avec le club. Tant que j?ai encore le temps, je leur accorderai mon soutien », répond le concerné. Et question temps, depuis l?arrivée du petit Grégory, un bout de chou de trois mois et demi qui est venu égayer sa vie et celle de son épouse Joëlle, il n?en a pas vraiment beaucoup. « Mais je ne me vois pas arrêter le handball », précise-t-il. Sa meute de Roches-Brunes peut être rassurée?
On ne présente plus cet habitant de la banlieue de Rose-Hill dans le milieu du hand. Joueur au sein du Police Handball Club après avoir été un des tout premiers pratiquants de hand au sein du collège St Esprit vers la fin des années 80, il évolua ensuite sous les couleurs de l?Union sportive de Beau Bassin-Rose Hill, avant d?endosser le maillot d?entraîneur de la formation rosehillienne.
Il fit également partie de l?épopée des médaillés de bronze aux Jeux des îles de l?océan Indien en 1998. « Un de mes meilleurs souvenirs », clame-t-il haut et fort, « au même titre que la première victoire d?une équipe mauricienne sur celle de la Réunion (NdlR : victoire de l?USBBRH sur Château Morange en 2002) et la victoire de la sélection nationale cadette aux dépens de celle de la Réunion lors du tournoi de la CJSOI (NdlR : Commission de la Jeunesse et Sport de l?océan Indien), l?année dernière », renchérit-il.
<I>« Un chien ne connaît ni la jalousie, ni l?hypocrisie surtout. Il vous est toujours fidèle même au péril de sa vie. C?est ce qui fait toute la différence avec un être humain.»
Cet intérêt démesuré pour le hand est tel que sa vie professionnelle sera chamboulée. Après avoir longtemps été maître-chien au sein de la force policière, soit de 1992 à 2002, il fut effectivement transféré au ministère de la Jeunesse et des Sports pour prendre emploi en tant que Sports Coach.
Une nouvelle fonction accueillie comme une renaissance mais surtout un espoir de vulgariser davantage le handball. « J?étais vraiment content car ma passion était devenue mon boulot et c?était l?occasion pour moi de développer davantage le hand à Maurice », explique-t-il.
Avec son vécu du hand local, il jette aujourd?hui un regard peu reluisant sur cette discipline. «Avec le Sports Act, ce n?est pas évident. Il n?y a que deux régions, valeur du jour, qui disposent de deux clubs, Beau Bassin-Rose Hill et Vacoas-Phoenix. Les vrais amoureux du hand doivent travailler pour faire avancer cette discipline », déclare-t-il surtout parce que : « Les Jeux des îles se profilent à l?horizon et il faut qu?il y ait une préparation calculée pour l?élite. »
Entraîneur de sa jeune équipe, José Chengen souligne également que « quelqu?un n?a pas besoin d?un volumineux bagage théorique » pour être un bon entraîneur. « On n?a pas besoin de ça à Maurice, du moins pour l?instant », soutient-il. Il en veut pour preuve que « l?USBBRH est championne de Maurice en masculin et Curepipe Starlight, championne en féminin avec des entraîneurs qui n?ont même pas le Niveau 1 (NdlR : du Brevet d?État de Cadre Sportif). Pourtant ce sont les meilleures équipes de Maurice ». Pour lui, il suffit simplement d?être « passionné et dévoué ».
Cependant, en avril de l?année dernière, il s?est vu dans l?obligation de revenir au sein de la force policière. Ce qui ne l?a nullement affecté dans la mesure où il voue une véritable adoration pour la race canine. « C?est en voyant les chiens en démonstration lors des fêtes nationales que je me suis intéressé à eux », se remémore-t-il.
En moyenne, il passe cinq heures par jour avec ses chiens. « J?ai actuellement deux bergers allemands sous ma supervision, Delta, un renifleur, et David, un autre qui a des fonctions plus générales dans la police», explique-t-il.
Toutefois, celui qui a laissé une trace indélébile dans sa mémoire, c?est Hobo, un berger allemand renifleur. Un compagnon avec qui il a partagé une bonne partie de sa carrière professionnelle.
Le chien, meilleur ami de l?homme, une réflexion qui n?est certainement pas une chimère pour José Chengen. « Un chien ne connaît ni la jalousie, ni l?hypocrisie surtout. Il vous est toujours fidèle même au péril de sa vie. C?est ce qui fait toute la différence avec un humain », fait-il ressortir.
À méditer?
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