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John Travolta, le comédien accompli

2 septembre 2004, 20:00

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Né à Englewodd (New Jersey) le 18 février 1954 d’une mère comédienne et d’un père marchand de pneus, John Travolta quitte l’école à 16 ans pour devenir comédien. C’est en tournée qu’il obtient son premier rôle sur scène dans Bye, Bye Birdie, suivi de quelques apparitions dans des pubs à la télévision.

Après avoir côtoyé le théâtre, il apparaît dans des séries télévisées telles que The Rookies et Owen Marshall. Puis, il part en tournée et réussit à décrocher un modeste rôle, celui de Doodie dans Grease. Le cinéma lui apportera une montagne de dollars avec La fièvre du Samedi Soir de John Badham, où il incarne un voyou de Brooklyn qui oublie sa modeste condition dans le club disco local. Ce film lui fera de lui une véritable vedette.

Avec Grease l’année suivante, il devient, dans le rôle vedette de Danny Zuko, une super star dans le domaine du cinéma et de la chanson. Toutefois, l’accueil fait à ses deux films est plutôt froid. John Travolta traverse une crise assez aiguë en 1980, comme c’est souvent le cas à Hollywood. L’année suivante, le cinéma redécouvre son ex-enfant chéri, grâce à Blow Out de Brian De Palma.

Sa carrière marque le pas dans les années 80. Travolta fait de la télévision… C’est alors que Quentin Tarantino le sort de l’ornière en lui offrant l’emploi inattendu du tueur à gages. Il incarne Vincent Vega dans Pulp Fiction. Sa prestation flamboyante lui vaut de nombreux prix, parmi lesquels des nominations à l’Oscar et au Golden Globe. Il sera récompensé l’année suivante avec Get Shorty, film dans lequel il tient le rôle d’un truand fasciné par le monde du cinéma.

Il évolue alors entre des genres voisins : les films d’action Broken Arrow et Volte face sous la direction de John Woo ; le thriller social Mad City, où il incarne un gardien de musée preneur d’otages ; le thriller juridique Préjudice, dans le rôle d’un avocat idéaliste menant une rude bataille contre de puissants trusts industriels ; le thriller militaire, en tenace enquêteur dans Le déshonneur d’Élizabeth Campbell. Dans le domaine du fantastique, il revisite de façon originale certains personnages traditionnels : le citoyen ordinaire transformé en génie dans Phénomène ou l’ange paresseux, gourmand et dragueur de Michael.

Sa stature de star apporte un surcroît de prestige à des œuvres de cinéastes indépendants tels que Nick Cassavetes (She’s so lovely) ou Terrence Malick (La ligne rouge). Dans Primary Colors, il tient le rôle d’un candidat à la présidence des Etats-Unis. Bien que charismatique, il est tout aussi veule, coureur et manipulateur. Travolta put se livrer à un portrait ravageur qui lui valut une nouvelle citation au Golden Globe.

(SOURCE : Monsieur Cinéma)</B>

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