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John Hoyland porté par le syndrome Gauguin
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John Hoyland porté par le syndrome Gauguin
LES étudiants des Beaux-Arts du Mahatma Gandhi Institute (MGI) ont, durant la semaine écoulée, largement bénéficié de l?expérience du plasticien anglais de notoriété mondiale, John Hoyland. Ainsi l?artiste, qui est à Maurice à l?initiative du R.W.Studio-Europe, leur aura fait visionner deux films, le premier, réalisé par la British Broadcasting Corporation vingt ans de cela intitulé Six days in September (Il avait alors réalisé une peinture en six jours). Le second, réalisé par un artiste français. Le Chaos Naturel, est bouillonnant d?humour. Hoyland ajoute, ?It?s about my love life. These are retrospective views of my life and bad behaviour.?
Au sujet de l?artiste, le grand critique Mel Gooding écrit : ?Hoyland never fails to amaze. He continues to work with an extraordinary unfettered freedom, using paint with a magisterial élan and a technical virtuosity that is astonishing.? L?artiste, de son côté, définit sa peinture: ?My painting has evolved over many years, from what became known as Formalist Painting. I never understood that definition.. Gradually, in a search for new forms, I have come to realize that although I don?t wish to copy nature, I need the inspiration from the diversity of natural forms.I am passionately drawn to the tropics, the light, the colour,- alternative cultures, Indian, Chinese, Japanese, Folk Art, African Art, Carribean Art; I have to confess that I don?t have a sympathy for Renaissance Art or Greco-Roman Art ? and the drama of nature? tant à la Carraïbe, où il se rend souvent, qu?à Maurice. Il plonge à fond dans la richesse de ces countercultures, et y découvre des choses que l?on ne peut exprimer dans l?hémisphère Nord.
?Alors j?ai été obligé de suivre mon instinct, et les choses qui me poussent à peindre se trouvent dans ces parties du monde.? Comment expliquer cela? ?Je suppose que cela s?apparente à un syndrome Gauguin, que ce soit pour la nourriture, la musique, ou tout bonnement la couleurs des habits des gens.? Hoyland se laisse envahir par l?aube chaque jour recommencé, et par les crépuscules colorés, une lumière délicieuse, refusée à son Albion. ?Incomparable, merveilleux !? Il est subjugué par l?exubérance de la végétation. ?Même les oiseaux ont une assurance lorsqu?ils chantent. J?ai même vu des perroquets sauvages à l?hôtel.?
Il se souvient des oiseaux en Californie et ailleurs. Avec le temps, il comprend que c?est le mouvement qui le retient. Etudiant, il était attiré par Rembrandt. Sa thèse traite d?ailleurs de Rembrandt to Expressionnism. ?I have always been drawn to expression and feeling through colour; and continue to do so. These are my great love.? Alors que les nouvelles technologies occupent de plus en plus l?espace des Arts plastiques, Hoyland maintient que.?Le vrai mystère de l?art peut seulement se retrouver dans l?alchimie de la peinture. Pendant ma carrière, j?ai été confronté à l?Art Conceptuel, au Land Art, à l?Arte Povera, au Political Art, aux Happenings, et tout le reste.
?Je ne suis pas obnubilé par la technique, mais la peinture me surprend toujours. Elle a les ingrédients nécessaires de la légèreté et la profondeur. C?est une méthode rapide, presque primitive. But through that method, can be transmuted, as in a seismograph, the hand, the eye, and the heart. Nous avons des yeux, un cerveau. Le cerveau est l?ordinateur le plus puissant. En matière d?Art, seul le Vrai compte? et l?art ne peut mentir. Si vous n?êtes pas fort, votre peinture ne le sera pas non plus. De même si vous n?avez aucune sensibilité? Vous ne pouvez faire semblant? et quiconque comprend le langage de l?art, peut en dire autant.?
Pense-t-il que toute cette technologie contemporaine renversera la Peinture ? Selon lui, la peinture se meurt depuis bien des années. Mais elle n?est pas morte. Il prend pour exemple la musique, avec toutes ses possibilités technologiques, et les considérations commerciales, les sons fabriqués, formatés. ?There are computerized modification of voices, musicians who cannot play an instrument, singers who cannot sing, the same could be applied to the film industry. But still, from time to time, someone will appear with a wonderful voice, a wonderful musician. I believe that the human spirit will survive. It sounds a bit Godlike !?
Hoyland, qui est Royal Academician, Roman academician, Professor of painting at the Royal Academy School, Professor at the Colgate University Halmilton (New-York ? USA)? a toujours voulu s?identifier à l?avant-garde. C?était ça, ou alors ?painting horses with shiny bottoms.? Le choix était simple. Dans les années 50, Matisse et Picasso occupaient la psyché européenne au point de dominer tous ceux qui subissaient leur influence. Ils ne pouvaient qu?être des pasticheurs.
Dessins préparatoires
Avec le temps, on peut voir chez ces grands maîtres l?influence de l?Art tribal africain, de l?Art océanique, de l?Art Japonais, ?on voit les différentes directions et possibilités qui s?offraient, mais qui n?ont pas été exploitées à fond. Moi, je j?hésite pas à puiser dans ce que vois, au fil de mes voyages. I feel sometimes like a plundering river. The only thing one learns in maturity is judgment, when to jump in, and when to hold back, as in life. And I still get it wrong sometimes.?
John Hoyland dit avoir beaucoup apprécié Picasso. ?He had a big retrospective in London at the White Chapel Art gallery.? C?était quand le State Department faisait la promotion de l?Art américain, montrant Pollock, Rothko, Motherwell, Barnett Newman? C?était écrasant, les peintures énormes, ?and made British Art look colloquial. Bearing in mind that my generation was brought up in the Cinema, we wanted to be American. I ended up in America in the 60?s, but, by the early 70?s, I realized how much I missed the richness, diversity and complexity of Europe. I painted in America, I had a chair in Fine Art?, but I came back.?
Le peintre Anglais était un ami de Robert Motherwell. Et d?Helen Frankenthaler, puisqu?ils étaient à un certain moment mariés. Son ami lui demanda un jour s?il buvait en peignant; question logique, ?as with the american painters, for some reasons, drinking was always part of the culture. He said all the Abstract Expressionists had to have a few drinks to get started. I never had any drink or drug to get a start.? Hoyland demeure un expressionniste. Mais, quelle que soit la structure abstraite choisie, il s?attelle toujours aux dessins préparatoires. ?The underlying structure of painting is its strength. It is more rational, more intellectual, if you like.? Pour les couleurs, il ne s?inquiète guère. Comme l?amour, ?colour takes you over?, dira cet artiste. D?expérience.?
?En matière d?Art, seul le Vrai compte? et l?art ne peut mentir. Si vous n?êtes pas fort, votre peinture ne le sera pas non plus. De même si vous n?avez aucune sensibilité? Vous ne pouvez faire semblant? et quiconque comprend le langage de l?art, peut en dire autant.?
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