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Jeune cadre cherche maison de rêve
L?immobilier de luxe a le vent en poupe. D?un côté, les villas IRS destinées aux étrangers poussent comme des champignons. Et dans le même temps, se développe un marché lucratif de résidences de luxe pour une clientèle mauricienne au porte-monnaie bien garni. Ce sont là des « IRS pour Mauriciens » qui se vendent entre Rs 4 et Rs 7 millions.
Et il faut croire que bon nombre de nos compatriotes craquent pour ces maisons de rêve. Certains envisageant même de faire un petit business avec leur résidence secondaire, en la mettant en location. D?autres encore, séduits à la fois par le haut de gamme et le cadre de vie sécurisé offerts, rêvent d?y mener une vie de nabab.
Preuve de l?intérêt démontré par des Mauriciens pour ce secteur : la campa-gne Moka, c?ur de l?Île, d?ENL Property Division, qui connaît un franc succès avec les « 72 unités de maisons aux Allées d?Helvetia pratiquement vendues ». « En quatre jours, nous avons eu 1 600 appels téléphoniques et plus de 250 visites dans les maisons-témoins », explique Gilbert Espita-lier-Noël, le directeur d?ENL Property Division, comme pour souligner l?intérêt grandissant des gens pour l?immobilier de grand standing.
La semaine prochaine, le groupe Evaco ouvre, quant à lui, la réservation pour son projet résidentiel Athéna Villas à Grand Baie, à savoir, 37 villas de deux à trois chambres, avec piscine privée, et qui seront en vente à Rs 6,9 millions l?unité. D?ici fin juillet, un autre promoteur se propose de lancer Port Chambly, un parc résidentiel haut de gamme, lui aussi destiné aux Mauriciens, et qui sera dévoilé au Goulet, à Balaclava. C?est dire que le boom immobilier n?est pas prêt de se tarir et que les Mauriciens en redemandent.
<B>Conditions de vie optimales</B>
A fortiori, l?ampleur de ces projets résidentiels devrait surprendre. Qui sont ces Mauriciens qui achètent, alors que selon les statistiques, 86 % des ménages de l?île sont déjà propriétaires d?une maison ? En gros, deux tendances se dessinent. Il y a ceux qui achètent et espèrent rentabiliser rapidement leur investissement en louant leur propriété.
Puis, il y a ceux qui investissent dans une maison pour y résider et avoir des conditions de vie optimales.
À l?instar du couple Dooboree, deux jeunes cadres, et dont la motivation est de posséder une résidence confortable et de fonder un foyer. « Aujourd?hui, construire devient de plus en plus compliqué, avec des coûts exorbitants pour les matières premières telles que le ciment et les barres de fer. L?avantage des projets résidentiels clefs en main, c?est que tout est déjà construit, sans parler de la garantie de sécurité pour les résidents. D?autant que les banques nous offrent des facilités de crédit pour effectuer les paiements », constatent les Dooboree, heureux d?envisager l?acquisition d?une maison dans les Allées d?Helvetia à Moka.
Au-delà de cette classe moyenne supérieure, dont est issu ce jeune couple, il y a les professionnels du textile, des banques et de l?immobilier, qui achètent pour des raisons de spéculation. Parmi ces derniers figurent également les Mauriciens de la diaspora qui investissent leurs économies dans l?immobilier local. Car, la location d?une résidence secondaire peut rapporter gros.
« On dit toujours qu?il n?y a rien de plus sécurisant que d?investir dans la pierre. C?est une valeur sûre au niveau des investissements. Le marché de la Bourse peut dégringoler. Or à Maurice, le prix de l?immobilier n?est jamais tombé, d?autant que la surface des terrains est limitée. Alors les Mauriciens se lancent », soutient Arnaud Mayer, directeur du groupe Evaco.
Et avec la location des maisons, on peut apporter du beurre à ses épinards. « J?ai acheté une résidence de luxe principalement pour percevoir un loyer. Je loue à deux catégories de gens. Il y a les touristes qui louent à court terme, et des expatriés qui sont employés dans les organisations mauriciennes, et qui louent sur une période d?un à trois ans. Avec ces derniers, on peut se faire un pactole de plus de Rs 30 000 en rente mensuelle », témoigne un propriétaire qui tient à garder l?anonymat.
La tendance indique aussi que les promoteurs sont à la recherche d?une clientèle aux revenus supérieurs, à sa-voir, des cadres qui ont la quarantaine, qui sont bien installés dans leur carrière, et dont les fiches de paye sont plutôt bien garnies.
« Nos projets immobiliers s?inscrivent dans la perspective du concept de live, work and play environment. La zone de Moka, d?Ébène et de Saint-Pierre offre ces trois composantes aux professionnels qui y habitent, y travaillent et sont en quête de bien-être. Ceux qui y résident ont une qualité de vie qui dépasse la seule possibilité d?avoir une maison dans cette zone », confie Gilbert Espitalier-Noël.
<B>La recherche de l?esthétique</B>
De plus, à croire les professionnels du secteur de l?immobilier, les Mauriciens s?intéressent de plus en plus à l?esthétique des maisons et ils n?hésitent pas à y mettre le prix pour améliorer l?intérieur des maisons. Si cela est vrai pour nos compatriotes en général, la remarque est particulièrement pertinente pour ceux qui ont la quarantaine et qui disposent d?un fort pouvoir d?achat. Cette dernière catégorie constitue le gros de la clientèle de l?immobilier de luxe.
Mais les promoteurs insistent qu?il n?y a pas de client type qui achète leurs produits. Car généralement, les Mauriciens manifestent un l?intérêt pour les maisons de standing, et les promoteurs ont décidé de jouer à fond la carte de l?immobilier. C?est ainsi que Decocity, le plus grand centre commercial de l?océan Indien dédié à la maison, sera lancé à Maurice d?ici fin 2009. Cette enseigne rassemblera tous les acteurs de la maison, sans jeu de mots, sous un même toit. « Ce sera une one-stop shop dédiée aux équipements de la maison », explique Arnaud Mayer, le directeur de Decocity.
Développement immobilier intégré</B>
D?autre part, la construction de résidences de luxe participe également à l?aménagement du territoire. « Avec de tels complexes, il y a une volonté de participer à l?aménagement du territoire. D?ordi-naire à Maurice, les lois qui s?y rapportent ne sont pas respectées. On est censé construire sur 40 % de la surface du terrain mais hélas, on ne fait pas attention. À l?étranger, il est, par exemple, interdit de construire une fenêtre qui donne sur le jardin de votre voisin. Or, ici, le seul espoir c?est que les Mau-riciens comprennent, et que chacun y mette du sien avec un développement esthétique qui cadre avec l?environnement », ajoute Arnaud Mayer.
Gilbert Espitalier-Noël abonde dans le même sens quant à la valorisation territoriale et au développement immobilier intégré : « On a lancé la campagne de Moka en mettant l?accent sur le climat agréable, une localisation centrale avec un axe routier constitué à la fois de l?autoroute M1 et de la future autoroute Terre-Rouge-Verdun. Moka offre des facilités éducatives (l?École du Centre, le Charles Telfair Institute, le MGI et l?université de Maurice) et médicales (la Clinique mauricienne, le site d?Apollo Hospitals). Avec les développements autour du triangle de Réduit, la région Réduit-Moka devient la seconde capitale de Maurice », conclut-il.
L?enthousiasme des Mauriciens pour les résidences de luxe est la preuve que la voie du futur est dans le développement immobilier qui allie esthétique et qualité de vie.
<B>Les IRS, ces villas très haut de gamme</B>
Principalement destinées aux étrangers, les villas tombant sous l?Integrated Resorts Scheme (IRS) se vendent à des prix astronomiques pouvant varier entre Rs 17 et Rs 42 millions? voire plus. Le Groupe Espitalier-Noël a trois projets dans ce secteur, notamment Villa Valriche à Bel-Ombre, La Balise Marina à Rivière Noire, et un autre dans la région de Savannah.
Les premières villas des IRS Anahita et Tamarina sont, quant à elles, presque toutes vendues. De par les prix de ces villas IRS, très peu de Mauriciens y investissent. Mais on en compte quand même. Ainsi, à titre indicatif, sur les 75 unités vendues sur 118 villas que compte le projet La Balise Marina, une quinzaine ont été achetées par nos compatriotes.
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