Publicité
?Je préfère ne rien anticiper??
? Quel est le motif de votre visite chez nous ?
? Nous avons été invités par le ministre de la Jeunesse et des Sports mauricien, Ravi Yerrigadoo, pour étudier les problèmes de l?Association mauricienne de badminton (AMB) et essayer d?y apporter des solutions.
? Etes-vous confiant de pouvoir trouver les solutions qui s?imposent ?
? Oui, nous le sommes. Nous représentons la plus haute autorité du badminton en Afrique.
? Qu?est-ce qui se passera si les membres de l?AMB refusent de coopérer ?
? Je ne peux vous répondre pour l?instant. Mais après avoir entendu les différentes parties, nous allons certainement faire part de nos recommandations au gouvernement mauricien.
? Y a-t-il une possibilité que Maurice soit suspendue ?
? Comme je vous l?ai déjà dit, je préfère ne rien anticiper avant la fin de l?enquête. Mais nous viendrons de l?avant avec des options pour aider le badminton mauricien à sortir de cette impasse et assurer un meilleur avenir de cette discipline chez vous.
? Vous avez entendu plusieurs personnes, aujourd?hui (NdlR : hier). Vos premières impressions?
? Les rencontres se sont très bien passées. Les retombées de ces rencontres ont même dépassé nos espérances. Nous sommes très satisfaits. Nous poursuivrons avec les rencontres demain (NdlR : aujourd?hui) avec le ministre des Sports Ravi Yerrigadoo, le président du CNOM, Chintamun Ramboccus, ainsi que les joueurs de la sélection nationale.
? Parlons de l?Afrique. Existe-t-il un programme de développement pour le continent ?
? Nous avons le meilleur programme de développement de toute l?histoire du badminton africain. La preuve, nous avons désormais un bureau continental de la Fédération internationale qui est basé à Maurice. Nous avons choisi l?île Maurice car nous estimons que vous avez les compétences et les ressources nécessaires pour abriter un tel département.
Nous avons également employé trois entraîneurs itinérants pour assurer le développement du badminton à travers l?Afrique.
Nous avons distribué 1 000 raquettes et autant de volants et de filets aux pays membres de la FAB. Et puis, nous avons réussi à instaurer la paix en Afrique d?où notre empressement à vouloir aider Maurice, une des nations dominantes du continent, à résoudre ses problèmes.
? Pourquoi ne pas offrir une formation professionnelle aux entraîneurs africains, pour éviter l?importation de l?expertise étrangère ?
? Nous envisageons, sur recommandation de la FIB bien sûr, de faire appel à des anciens joueurs de haut niveau qui sont passés entraîneurs pour qu?ils viennent former, à travers un syllabus bien défini, nos entraîneurs. Nous allons également encourager les anciennes gloires africaines à suivre cette formation.
La FIB envisage d?ouvrir prochainement deux académies internationales, notamment en Malaisie et en Bulgarie, pour justement assurer la formation des entraîneurs. Au niveau de la FAB, nous projetons l?ouverture de trois centres d?entraînement de haut niveau, notamment en Afrique du Sud, au Nigeria et à Maurice. Il existe déjà un centre de haut niveau à Cape Town mais il est réservé aux juniors. Il est financé par la Solidarité olympique.
? L?Afrique a produit de très bons joueurs, mais une fois passé la frontière, ils ont énormément de mal à s?imposer?
? Cela pour la simple et bonne raison que nos joueurs n?ont pas encore atteint le niveau européen ou encore asiatique. Malgré les efforts de la FAB pour développer cette discipline sur le continent noir, nous ne pouvons pas fuir la réalité africaine dont la pauvreté. Pour réussir il faut des infrastructures et des moyens de financement. Or, certains pays africains n?ont même pas le moyen d?acheter les équipements de base.
Les gouvernements africains devraient adopter un regard plus rationnel vis-à-vis du badminton. Mais au vu du travail qui est abattu sur le continent noir, je suis convaincu que dans quatre ans, nous aurons des joueurs classés parmi les meilleurs mondiaux.
Propos recueillis par Neeta PERSAND
Publicité
Publicité
Les plus récents