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?Je garantis qu?il n?y aura pas de bavures?

16 avril 2006, 00:00

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Jennifer PÉNÉLOPE-LEBRASSE

■ La somme investie passe de Rs 2,5 millions à Rs 4 millions. Quel est ce plus qui coûte si cher ?

? Contrairement à l?année dernière, tous les boxeurs mauriciens et français seront rémunérés. Les plus gros cachets vont aux tireurs qui boxent pour les ceintures intercontinentales. Les autres sont payés par rapport à leur palmarès et le côut de la vie dans leurs pays.

■ Donc, il y a une différence entre les cachets proposés aux Mauriciens et ceux des Français?

? Bien sûr. Les Français qui viennent sont des professionnels. Ils vivent de la boxe. Contrairement à l?année dernière, on n?a pas pu jouer sur le fait qu?un voyage à Maurice est, en lui-même, un bon deal.

■ Organiser un gala de cette envergure est-ce rentable ?

? Je n?organise pas le gala pour qu?il soit rentable. J?essaie de faire la promotion du kick-boxing. Mais, il faut dire que je n?en sors pas perdant. Ce sont les sponsors qui règlent. Ma compagnie, Croisière Île de France, est l?un des sponsors du gala. Les autres sponsors et moi gagnons en publicité. Et puis si je n?avais pas trouvé les sponsors nécessaires, je ne me serais pas lancé.

■ Qu?est-ce qui vous a incité à organiser ce gala ?

? Je suis un ancien boxeur et j?aime les challenges. C?est pour cela que j?ai voulu faire le premier gala. Quant au deuxième, beaucoup de gens sont venus vers moi après le premier. Ils en voulaient un autre, donc je me suis relancé.

■ L?année dernière, le nombre de billets vendus étaient d?environ 1 700. Cette année, vous visez 6 000 spectateurs. Ne placez-vous pas la barre trop haut ?

? Non. On est au stade Anjalay qui aurait pu abriter 20 000 spectateurs. Ce qui fait qu?on aurait pu être plus gourmand. Avec les deux vedettes de Banlieue 13, Cyril Raffaëlli et David Belle, qui ont même programmé une séance de dédicaces, l?animateur, Julien Lepers, le spectacle et des combattants d?un aussi bon niveau, je ne vois pas pourquoi les gens ne suivront pas.

■ Les parrains du gala, Cyril Rafaëlli et David Belle, sont des cascadeurs adeptes d?arts martiaux et du « parkour », un art de rue extrême. Les négociations pour qu?ils nous fassent une démonstration ont-elles abouti ?

? Les deux sont sous contrat. Ils doivent tourner la suite de Banlieue 13 prochainement. Ce qui fait qu?ils n?ont pas le droit de se blesser. Cependant, Cyril Rafaëlli négocie avec son partenaire pour mettre en place un petit numéro. Cela reste à être confirmé.

■ L?année dernière, le gala s?est clôturée sur une erreur d?arbitrage lors du combat entre le Français Aurélien Duarte et le Thaïlandais Prakob Chaiman alias Kaï. L?arbitre français, Denis Travel, avait arrêté le match alors que la prérogative revenait au médecin et donnait la victoire à son compatriote?

? Je suis le promoteur. Ce sont aux équipes françaises et mauriciennes de régler ces détails techniques. Ce que je sais, c?est que deux ou trois juges français officieront le gala avec les Mauriciens sous l?égide d?un délégué de la World Association of kick-boxing organisation (WAKO). Avec la présence d?une personne de la WAKO, je ne pense pas qu?il y aurait des problèmes sur ce plan-là.

■ Faute de lumière dans les vestiaires, Kaï avait reçu les premiers soins à la lueur d?un téléphone mobile. A-t-on fait le nécessaire pour que ce genre de bévue ne se reproduise pas ?

? Il faut préciser que Kaï n?avait rien de grave.

■ On a quand même dû l?emmener à l?hôpital pour des points de sutures?

? Il est sûr que les choses ne se dérouleront pas dans les mêmes conditions. Cette fois, le gala se tient au stade Anjalay. Nous y avons des vestiaires dignes de ce nom. L?année dernière, le gala se tenait sous un chapiteau sur un parking.

■ À la fin du gala, deux personnes de la sécurité avaient aggressé physiquement deux membres de l?assistance?

? Il faut, aussi, savoir ce que ces personnes avaient fait. À ce qu?on m?a dit, ils étaient échauffés.

■ Il y avait quand même d?autres moyens de calmer les esprits?

? Ce qu?il faut savoir, c?est que le gala se déroulait sous un chapiteau. C?était difficile à contrôler. C?était notre premier gala. Cette fois, nous bénéficions du soutien de la force policière. Je garantis qu?il n?y aura pas de bavures.

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