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Jayen Veerapen directeur J.M.Veerapen Ltd, importateur de grains secs

3 août 2007, 00:00

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Un partenariat entre commerçants et exportateurs en vrac d?autres pays est-il envisageable, comme l?a proposé hier Indranee Seebun, ministre de la Protection des consommateurs ?

Il faut étudier la question. La consommation locale de grains secs, produits périssables, est très limitée. Il y a la compétition entre les commerçants et les conditions climatiques qui n?arrangent pas toujours les choses pour un stockage de longue durée.

Le gouvernement compte discuter, avec les autorités indiennes et pakistanaises, des interdictions sur les exportations de grains secs. Qu?en pensez-vous ?

Je me demande si cette démarche donnera des résultats concluants. Les pays exportateurs s?attellent à s?assurer que leurs besoins pour leur consommation interne sont satisfaits en priorité. Je suis sceptique quant à l?aboutissement de cette démarche.

Et l?importation de grains secs de Madagascar ?

Il est possible que la récolte de grains secs, notamment de gros pois de Madagascar, de haricot rouge et noir, soit bonne cette année dans la Grande île. Mais les prix des producteurs malgaches ne sont pas toujours compétitifs.

Que pensez-vous de l?idée de la ministre pour l?empaquetage avec l?aide de l?Etat, pour réduire les coûts d?opération ?

On verra si ça va marcher. Il y a la question de coûts à régler.

Des commerçants suggèrent que des subsides de l?Etat résoudraient le problème de hausses de prix. Votre opinion ?

Oui. C?est une solution à envisager.

La trentaine de commerçants sont restés sur leur faim après la réunion avec la ministre?

Cette réunion avait pour objectif de trouver une solution pouvant soulager les consommateurs face à la flambée de prix des grains secs. Nous espérons que le gouvernement trouvera une solution.

Quelle devrait être la solution ?

Il n?y a pas d?autre solution pour les consommateurs que de s?armer de patience jusqu?en janvier. Car il y a des signes d?une bonne récolte en Australie. Mais on espère que les conditions climatiques ne viennent pas jouer les trouble-fête. Autrement, la situation risque de se corser. Il est fort possible qu?il y ait une pénurie en octobre. Car la hausse de prix continuera pour au moins quatre à cinq mois encore.

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