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Janvier promet d?être accablant

31 décembre 2007, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

«Jusqu?à 35°C.» Pour le premier mois de l?année, la météo annonce une chaleur accablante avec un taux d?humidité très élevé. Un phénomène que Suresh Boodhoo, directeur des services météorologiques, lie directement au réchauffement climatique. De nombreux scientifiques prévoient en effet un janvier extrême sur la planète : il ferait encore plus froid dans l?hémisphère Nord et plus chaud dans les pays tropicaux.

A l?aune de cette donne, Suresh Boodhoo n?exclut pas que la météo revoie le déroulement de ses prévisions estivales. «Nul doute que la région océan Indien ne sera pas épargnée.» Mais il n?oublie pas de placer cette donne dans un contexte global.

Car, concurremment, les pluies qui sont désormais attendues pour la troisième semaine de 2008 seraient sans grand impact. «Nous estimons que la pluviosité sera inférieure à la normale saisonnière d?au moins 1,200 mm.»

Responsable, le phénomène La Nina, qui rend nos mers plus froides, retarde les précipitations et les amoindrit.

Transition plus longue

Ainsi, la température de l?océan oscille actuellement entre 25°C et 26°C, 1 à 2 °C en dessous de la normale.

Suresh Boodhoo définit La Nina comme «un refroidissement à contre-saison de l?océan tout comme son contraire ? El Nino ? décrit le réchauffement anormal des mers en hiver».

Née dans l?océan Pacifique, La Nina nous parviendrait de l?Est par les courants marins qui traversent les côtes de l?Australie.

Ce phénomène, indique le météorologue, a pour conséquence que la formation de nuages est diminuée. Ainsi, pour le mois de décembre, la pluviosité a accusé une baisse de 29 % en moyenne. Les formations cycloniques se sont désintégrées assez rapidement.

D?autre part, la mer n?est plus assez chaude pour favoriser la formation de cyclones. «On a même eu des anticyclones en décembre, ce qui est rare.»

La période de transition entre l?hiver et l?été a été elle-même plus longue. «C?est normalement octobre qui joue ce rôle. Or le climat prévalant en octobre s?est poursuivi jusqu?en décembre.»

TEMPERATURE

La sixième année la plus chaude

■ Sécheresse sans précédent en Australie, incendies monstres en Grèce? l?avertissement, en 2007, est d?abord venu de la nature elle-même. Les signes se multiplient : recul de la banquise en Arctique, inondations en Grande-Bretagne, ouragans géants comme Dean aux Caraïbes. Et l?année écoulée est la sixième année la plus chaude depuis que les températures sont enregistrées sur la planète. Elle a subi une hausse globale de 0,41 degré indique «Science et Avenir».

MOBILISATION

Réveil d?une conscience politique

■ 2007 a marqué le réveil d?une conscience politique : la récente conférence de Bali, où les discussions ont été âpres, les conférences du GIEC, le Grenelle de l?environnement, en France, une volonté européenne de lutter contre les émissions de CO2. La remise du prix Nobel à l?ex-président Al Gore, son documentaire «Une vérité qui dérange», qui a fait le tour du monde, a plaidé pour l?urgence d?une action. Encore que certains veulent voir les choses par eux-mêmes : Ban Ki-Moon, secrétaire général des Nations unies était en Antarctique en novembre pour mesurer l?impact du réchauffement.

EFFET DE SERRE

Bruxelles bannit le CO2

■ Des infrastructures de capture et de stockage des gaz à effet de serre. C?est ce dont devraient se munir les centrales électriques alimentées par des énergies fossiles fortement émettrices, indiquait le «Financial Times Deutschland» dans son édition du 30 novembre. Le quotidien allemand détaille ainsi le projet de directive préparé par la Commission européenne qui sera présenté fin janvier. Bruxelles estime en effet que le seul recours aux énergies renouvelables ne permettrait pas d?atteindre les objectifs de réduction de CO2 fixés à 20 ou 30 % d?ici à 2020.

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