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Jackpot City : le vigile libéré raconte
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Jackpot City : le vigile libéré raconte
Entouré de ses proches dans le salon familial, Pravin Ramadith, relâché jeudi par le Directeur des poursuites publiques (DPP), parcourt les journaux. Moins de vingt-quatre heures après sa remise en liberté, cet habitant de St-Paul, Ph?nix, songe déjà à son avenir. L?ex-vigile du casino Jackpot City, à Vacoas, avait été provisoirement accusé de l?assassinat d?un client du casino, atteint d?une balle à la tempe.
Les faits remontent au 31 décembre dernier. Charles Dintu, un habitant de Cité-Mangalkan, s?était rendu, en compagnie d?un ami au Jackpot City. Les vigiles auraient empêché l?ami de la victime d?entrer dans le casino et c?est à ce moment que la tension serait montée d?un cran. Dans la version qu?il a donnée à la police, Pravin Ramadith a soutenu qu?un de ses collègues a entraîné la victime, complètement ivre, hors du bâtiment à cause de son attitude dans le casino.
«JE NE FAISAIS QUE MON TRAVAIL»
Une détonation, a-t-il affirmé aux enquêteurs, a ensuite été entendue peu après au premier étage du Regent Building, le bâtiment qui abrite le casino. Grièvement blessé à la tête, Charles Dintu a été transporté d?urgence à l?hôpital Candos par le Service d?aide médical d?urgence. Admis dans un état critique, l?homme a succombé à ses blessures quelques jours plus tard.
En poste le soir du drame, Pravin Ramadith et Darshan Gungaram avaient initialement été accusés de tentative d?assassinat avant que la victime ne meure et que l?accusation provisoire ne soit changée en assassinat. «Cela a été une expérience très difficile pour ma famille et moi. Je pense que je ne m?en serais pas sorti sans le soutien de mes proches», lâche-t-il, les traits tirés par la fatigue de ces derniers jours. Il était, au moment de son arrestation, employé comme vigile pour le compte de Jackpot City depuis trois mois seulement. Pravin affirme aussi ne pas savoir grand-chose des autres vigiles avec qui il travaillait. « Je ne faisais que mon travail. Je n?ai cessé de clamer mon innocence. »
Vêtu d?un T-shirt et d?un short, Pravin, affalé sur l?un des fauteuils du salon, explique que son incarcération a été pour lui un véritable traumatisme. Le jeune homme reste cependant quelque peu réticent à évoquer le déroulement de cette nuit tragique. « Je ne veux plus en entendre parler. J?ai réussi à m?en sortir, c?est ce qui compte », déclare t-il, sous les regards soulagés des membres de sa famille.
Pour les parents, tous deux retraités, l?arrestation de leur fils unique s?est révélée être une véritable épreuve. « Pour la première fois, nous n?avons pas célébré les fêtes de fin d?année. Nous avons prié sans cesse pour que Pravin soit libéré au plus vite », explique la mère du jeune homme.
Et d?ajouter que Pravin n?a été qu?une « victime des circonstances ». Résidant chez ses parents, Pravin subvient aux besoins de la famille. Il se trouve au chômage depuis sa sortie de prison. Il n?est pas question, ajoute-t-il, de se faire réembaucher en tant que vigile. « J?étais plombier avant d?être vigile. Je pense retourner à cette activité et oublier les récents événements qui sont intervenus dans ma vie », assure le jeune homme.
L?autre vigile en poste avec lui le soir du drame, Darshan Gungaram, a lui été maintenu en cellule policière en attendant sa prochaine comparution en cour. Il en va de même pour un troisième suspect arrêté dans le sillage de l?enquête policière, Laval Singaravello. Ce dernier, un ex-policier, est soupçonné d?avoir dissimulé l?arme du crime.
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