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IRS : de véritables poules aux ?ufs d?or

19 novembre 2007, 00:00

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Une délégation du Board of Investment (BOI) est attendue sur le terrain d?Anahita demain. Et, dans la foulée de la livraison de villas pour Tamarina, les travaux du projet Valriche, à Bel-Ombre, redémarrent ce mois-ci. «Les options de vente y ont été sécurisées pour 25 % des villas (sur 288), soit pour la première phase du projet. Les premières villas pourraient être prêtes en janvier 2008», annonce Timo Geldenhuys, Sales Director.

C?est, avec Tamarina et Anahita, le seul projet qui fasse parler de ses ventes ou promesses de vente actuellement. Mais qu?importe ! Les rentrées d?argent des projets Integrated Resorts Scheme (IRS) en font déjà un véritable pilier de l?économie.

Le nombre de réalisations en cours tourne autour de la demi-douzaine : Anahita, Tamarina, Valriche, Corniche Bay, Massilia, Telfair?

Pour Jean-Marie d?Espagnac, Senior Manager à la Mauritius Commercial Bank, une des banques qui accordent des prêts aux clients étrangers des IRS, «les retombées présentes et prochaines des IRS leur fourniront l?élan nécessaire pour jouer un rôle plus éminent à l?avenir».

Un avenir d?autant plus assuré que les investisseurs viendront chercher d'autres opportunités que le seul plaisir de jouer au golf ! «Maurice offre un environnement fiscal privilégié comparativement aux autres pays développés.» Les nombreux accords de non-double imposition, nos multiples appartenances à des organismes régionaux, les opportunités offertes en offshore sont un tremplin des hommes d?affaires acheteurs d'IRS en quête d?«une deuxième ou énième carrière !».

Les retombées sur le secteur bancaire, ajoute notre interlocuteur, pourraient aller croissantes : «Les emprunts accordés aux acheteurs IRS comportent un facteur de stabilité. L?investissement dans un IRS est un actif qui reste à Maurice, contrairement à un investissement volatile.»

Des experts comme Pierre Dinan ont estimé que le potentiel d?investissement des différents projets s?élèverait à Rs 100 milliards. «Les projets IRS ont compté pour beaucoup dans la croissance de Rs 2,6 milliards en investissement directs étrangers enregistrée dans le secteur touristique de 2005 à 2006», précise Jean-Marie d?Espagnac.

L?Etat, dont les recettes fiscales semblent assurées, est déjà triomphateur : rien que sur un demi-millier de villas, à travers les taxes sur la conversion et le transfert des terres, sur les sociétés, sur la valeur ajoutée, les frais d?inscription aux registres officiels, le ministère des Finances pourrait récupérer des sommes estimées à plus de Rs 4,5 milliards par an.

1 200 emplois directs

Les IRS fourniraient aussi un appoint conséquent à la stratégie adoptée pour le tourisme. Ce que soutient Raju Jaddoo, directeur du BOI (dans l?express du 12 novembre) : «Avec seulement 2 000 à 3 000 villas haut de gamme, nous pourrions générer des retours comparables à ceux attendus des 2 millions de touristes pour 2015.»

Une logique sur laquelle semble tabler Pristine Resorts, qui vient de soumettre son rapport d?impact environnemental pour la phase II de son développement à Bel-Ombre : les promoteurs ont estimé que le retour des 20 villas Telfair équivaudrait à celui de 48 chambres d?hôtels ! Et pour cause, ils misent sur des investisseurs en quête de rental pool.

Un créneau qu?Anahita valorise depuis 2006. L?IRS le plus avancé en est à sa phase III : après la vente des appartements, la livraison du golf en décembre, les premières résidences et l?hôtel géré par Four Seasons seraient prêts en mars... Une quarantaine de villas seraient gérées par Four Seasons, précisément dans le but de générer des retours sur location.

S?il faudra attendre 2010 pour que les 325 villas réparties sur 213 hectares en zone côtière soient achevées, Ciel Group active les choses pour gagner son pari de la formation et de l?emploi : concurremment aux 300 personnes déjà recrutées pour les premières villas, l?Anahita Centre for excellence a enregistré plus de 3 000 candidatures depuis octobre 2006. 500 personnes ont reçu une formation initiale.

Les emplois directs, estimés au total à 1 200 postes, ne comprendraient pas que ceux de barmen ou de responsables de l?entretien. «Pour gérer un golf, il faut par exemple déployer un système informatisé», nous indique une source : les profils seront décuplés par la demande, prometteuse.

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