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Irak : Trois attentats suicide font 31 morts
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Irak : Trois attentats suicide font 31 morts
Des attentats suicide contre deux bâtiments de la police et un hôpital ont fait 31 morts et 48 blessés mercredi à Bakouba, dans la province de Diyala, au nord-est de Bagdad, rapportent les services de sécurité irakiens.
Au moins douze des morts sont des policiers. Ces attaques interviennent quatre jours avant les élections législatives irakiennes et des groupes d''''insurgés sunnites, liés à Al Qaïda, sont toujours actifs dans cette province de Diyala, où cohabitent chiites, sunnites et Kurdes.
Deux des assaillants ont lancé des voitures chargées d''explosifs contre des postes de police dans le centre et l''ouest de cette ville située à 65 km de la capitale.
Le troisième, qui était à pied et portait un uniforme de lieutenant des forces de police, s''est fait exploser à l''entrée du principal hôpital de Bakouba où arrivaient les blessés des deux autres attaques.
Le kamikaze cherchait apparemment à tuer le chef de la police provinciale, qui se trouvait sur place, mais des agents de sécurité l''ont arrêté avant qu''il ne pénètre dans l''établissement. Les gardes du corps du responsable de la police ont tiré en l''air, ajoutant à la confusion.
Samira al Chibli, porte-parole du gouverneur, a annoncé qu''un couvre-feu avait été imposé dans toute la province et que les accès aux grandes villes avaient été bouclés pour prévenir d''autres attentats.
Talib Mohamed Hassan, qui dirige le Conseil provincial, a accusé des insurgés financés par l''étranger de vouloir terroriser la population avant le scrutin de dimanche.
"Même si de telles attaques se produisent le jour des élections, les gens iront voter. C''est un défi qu''ils veulent relever", a-t-il assuré.
Les élections législatives de dimanche représentent un enjeu de taille pour plusieurs puissances extérieures, dont l''occupant américain et le voisin iranien.
Les troupes américaines devront en principe avoir plié bagage à la fin de l''an prochain et l''Iran est bien placé pour accroître l''influence qu''il a gagnée en Irak depuis l''invasion de mars 2003.
Mais Téhéran devra jouer finement pour contrer une puissante résurgence du nationalisme irakien, qui complique sa quête d''un régime chiite ami et, si possible, hostile aux Etats-Unis à Bagdad.
(Reuters)
 
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