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Inquiétude à Mon-Loisir...
Les 173 employés de la sucrerie de Mon-Loisir sont dans l?expectative. Depuis l?annonce de l?état-major d?une demande pour fermer la sucrerie, les artisans s?interrogent sur le sort qui leur sera réservé. Tout en admettant qu?ils ne peuvent contester la décision de la sucrerie, ils veulent obtenir, une fois pour toutes, des informations concernant leurs compensations.
Le délégué syndical, Vishnu Appadoo, souligne qu?il y a environ trois semaines, l?état-major a informé les employés de la demande pour la fermeture de la sucrerie. La direction, a-t-il dit, n?a pas signifié son intention de mettre en pratique les recommandations du Blueprint au cas où la demande serait acceptée.
Laval Manche, 55 ans, qui compte 41 années de service, devra prendre sa retraite, même s?il espérait travailler jusqu?à l?âge de 60 ans. ?Kot finn arrive, bizin rest lakaz?, dit-il avec une certaine amertume.
Khalid Nowrung ne compte que 10 ans de service. Il sera difficile pour lui de trouver un emploi alternatif. Deven Busviah, 41 ans, est du même avis. Il est découragé pour l?avenir. Père de deux enfants, il fait ressortir que ce ne sera pas facile pour lui de trouver un autre emploi.
D?autres employés estiment que le Blueprint date d?une dizaine d?années et ?ce qui était bon à cette époque ne doit pas nécessairement l?être aujourd?hui?. Ils réclament une révision du Blueprint. Les employés souhaitent que des négociations entre leurs syndicats et l?état-major débutent le plus tôt possible.
Ils soulignent qu?ils connaissent le sort de leurs camarades des autres sucreries qui ont fermé leurs portes. ?Certaines personnes ont dû attendre
5-6 ans avant d?obtenir leur lopin de terre?, disent-ils. Ces derniers ne veulent pas connaître le même sort que leurs amis. Les employés de Mon-Loisir sont regroupés au sein de trois centrales syndicales à savoir, l?Union of Artisans of the Sugar Industry, l?Agricultural General Workers Union et l?Organisation de l?Unité des Artisans.
Soulignons que dans un communiqué émis la semaine dernière, Mon-Loisir avait fait ressortir que ?des cellules d?écoute seront constituées pour permettre aux employés de disposer de toutes les informations nécessaires et de prendre ainsi leur décision dans la sérénité?.
Avec l?éventuelle fermeture de l?établissement, les planteurs du Factory Area auront le choix soit de livrer leurs cannes à l?usine de FUEL, soit de continuer à les déposer aux emplacements habituels. Soulignons que Mon-Loisir, qui a fusionné avec FUEL le 21 août 2002, produit entre 40 000 et 44 000 tonnes de sucre par an.
ETAT-MAJOR
?Des rencontres en temps et lieu?
- Le ?Public Relations Officer? de Mon-Loisir, Anil Dwarka, explique que la direction attend une réponse du ministère de l?Agriculture avant de discuter les modalités de compensation avec les travailleurs. Il a, cependant, souligné que les syndicats et les travailleurs ont été informés de la demande de fermeture de Mon-Loisir. Des cellules d?écoute, dit-il, ont été mises sur pied à l?intention des travailleurs. Il a précisé que le problème de chaque employé est différent, ce qui fait qu?ils doivent être entendus séparément.
Anil Dwarka ajoute que la direction attend la fin de juillet, quand les salaires sont révisés, pour pouvoir mieux calculer le quantum de compensation de chaque travailleur.
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