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Inculpés d?escroquerie, le caporal Anne et son épouse libérés sous caution

4 octobre 2006, 00:00

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Une plainte, puis deux, puis trois? Le caporal Jean-Claude Anne et son épouse Chantal se retrouvent face à une bien fâcheuse situation. Ils seraient tous deux impliqués dans un cas d?escroquerie représentant une somme de Rs2,3 millions. Un délit qui s?ajouterait, pour l?épouse, à deux autres du même type, représentant, eux, Rs900 000. La Land Fraud Squad, placée sous le commandement du surintendant Lollbeeharry, a procédé, cette semaine, à leur arrestation.

Jean-Claude et Chantal Anne ont comparu en cour intermédiaire, hier matin, devant la magistrate Priscilla Veerabadren pour un premier cas d?escroquerie de Rs 2,3 millions pour lequel ils ont été inculpés. Ils ont retenu les services de Mes Gavin Glover et Yahia Nazroo. La police n?ayant pas objecté à leur remise en liberté, ils ont été libérés, après avoir fourni une caution de Rs10 000 et signé une reconnaissance de dette de Rs 50 000 chacun.

Les faits remontent à 2001. Chantal Anne aurait alors proposé à Michel Victor Durigon, un ressortissant français, d?acheter un bungalow à Cap-Malheureux, pour Rs2,3 millions. Le 4 mars 2002, elle aurait, en compagnie de son époux, fait visiter la propriété au couple, lors de leur séjour à Maurice. Ils leur auraient même présenté un ?notaire?, un certain Mahen qui devait s?occuper de l?acte de vente.

Rs 70 000 contre la promesse d?un emploi

Selon Michel Durigon, lui et sa femme avaient été hébergés chez les Anne durant leurs vacances à Maurice. C?est après leur retour en France que Chantal Anne leur aurait demandé d?effectuer des transferts d?une somme totale de Rs 2,3 millions sur son compte bancaire à la Mauritius Commercial Bank située à la rue Sir William Newton, Port-Louis.

L?épouse du policier aurait, par la suite, déclaré au ressortissant français que le propriétaire du bungalow ne voulait plus vendre sa propriété. Elle aurait tenté de lui rembourser une partie de l?argent à travers un chèque. Mais la banque ne l?a pas honoré. En janvier, Michel Durigon a donc porté plainte auprès du Central Criminal Investigation Department.

Et ce n?est pas la seule plainte faite à propos des Anne. Le 6 septembre, Santee B., une habitante de Bel-Air, se présente à la Land Squad. Elle allègue que Chantal Anne lui a soutiré une somme de Rs70 000 contre la promesse d?un emploi dans son hôtel en France. Un stratagème qui aurait été également utilisé avec Mme Aza, une habitante d?Olivia. Dans une déposition consignée en décembre 2005 contre l?épouse du caporal, elle déclare, elle, que Chantal Anne lui avait proposé un job, en France, contre la somme de Rs13000.

Mme Aza ajoute d?ailleurs que contre paiement de Rs 50 000, Chantal Anne aurait même proposé un job de pasteur à son époux et son fils. N?ayant pas cette somme, elle aurait demandé à son beau-père de la fournir à Chantal Anne. Et le montant aurait été remis à l?épouse du policier à l?ambassade de France le même jour.

Quelques semaines plus tard, la suspecte aurait également demandé au beau-père de la plaignante de se porter garant pour elle pour un emprunt de Rs 800 000 à la Banque de développement. Il aurait ainsi mis son terrain en garantie. Etant donné que Rs 400 000 avaient déjà été déboursées, la Land Fraud Squad a fait une demande officielle auprès de la banque afin de stopper le déboursement de ce prêt. Chantal Anne comparaît devant la cour de Flacq aujourd?hui pour répondre de ces deux affaires.

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