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Importation : des lenteurs au port de Toliara
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Importation : des lenteurs au port de Toliara
Les opérateurs tirent la sonnette d?alarme. Il faut encore compter plus d?une semaine pour sortir un conteneur du port de Toliara. La lourdeur administrative ajoutée à la coordination des innombrables formalités relatives à l?opération de dédouanement sont autant de facteurs qui retardent l?opération. Du coup, les importateurs doivent supporter des coûts supplémentaires comme les frais d?emmagasinage qui viennent alourdir le prix de revient de leurs marchandises.
?Toutes les démarches sont devenues très compliquées et prennent trop de temps. Il n?y a plus de compréhension. Les opérateurs et ceux qui travaillent au port ne se comprennent plus pour accélérer et faciliter le processus?, se plaint un négociant de tissus basé à Antananarivo. ?Nous choisissons Toliara en pensant que le volume peu important des marchandises qui y sont débarquées, contrairement à Toamasina, nous permettrait de gagner du temps. Mais ce n?est pas encore le cas?, précise-t-il.
Évidemment, quand on parle de port, c?est le service des douanes qui vient en tête. ?Mais nous avons déjà une obligation de résultat, argue Haja Arizaka, receveur des douanes à Toliara. Aujourd?hui, les formalités douanières nécessitent à peine 48 heures. Accélérer le traitement d?un conteneur répond à de nombreux paramètres qui ne sont pas forcément du ressort de la douane?.
Parmi ces paramètres figure, par exemple, la non validation des documents copiés (photocopie ou fax) concernant le bon d?enlèvement de la Société générale des services (SGS), dont le bureau est basé à Antananarivo. ?Il faut donc y envoyer le document original, ce qui prend 48 heures supplémentaires?, explique un importateur ?Une note écrite, diffusée par la direction générale des douanes, exige la présentation des documents originaux de la SGS pour l?enlèvement des marchandises?, insiste, lui aussi, le receveur des douanes de Toliara.
Parmi les autres sources de retard, on peut citer également la manutention des marchandises avec toutes les petites procédures qui y sont liées, ou bien la présentation du certificat de conformité des camions transporteurs de conteneurs, indispensables à chaque voyage. ?Ce certificat n?est délivré qu?à Antananarivo?, précise le receveur des douanes. La réforme dans le port vient d?être lancée à travers la création de la Société portuaire à gestion autonome de Toliara, la future autorité portuaire.
Le président de l?Assemblée nationale en solitaire
Le président de l?Assemblée nationale continue à faire cavalier seul. Jean Lahiniriko part en visites officielles à l?étranger après avoir été en retrait lors du passage du président allemand Horst Köhler. De sources officielles, le président de l?Assemblée nationale a effectué une visite officielle à Maurice qui s?est terminée mardi. Il a rencontré son homologue mauricien Kailash Purryag et le ministre des Affaires étrangères mauricien Madun Dullo. Jean Lahiniriko avait également eu un entretien avec le responsable de l?organe de coordination et de supervision des élections ainsi que le coordonnateur du secteur privé.
Ses prochaines destinations seront Dubayy et l?Iran où il va assister, entre autres, à une conférence sur la Palestine. Les autres motifs de ce voyage aux pays du pétrole et du pétro-dollar à l?approche des élections restent inconnus. Pour ce qui est de son retour en terre malgache, c?est encore le flou même si l?on chuchote la fin de cette semaine.
Le président de la Chambre basse a quitté la Grande île vendredi, au moment où le bureau permanent avait eu un entretien avec le président allemand Horst Köhler. Son intérim, vice-président de l?Assemblée nationale, Soalahy a évoqué un problème de santé pour expliquer l?absence de son président pendant toute la visite. ?Il est malade et a effectué quelques soins dentaires?, avait annoncé l?élu de Mahajanga. Du côté de Tsimbazaza rien ne filtre. Ses plus proches collaborateurs ont été injoignables toute la journée. Le bureau permanent est dans l?embarras. Le président par intérim, Soalahy a déclaré ?n?être au courant de rien?. ?On m?a désigné comme intérim lors de la visite du président allemand, c?est tout?, a-t-il précisé.
Ce n?est pas la première fois que le président de l?Assemblée nationale surprend le milieu politique, ou tout au moins le cercle du pouvoir. Outre les absences remarquées lors des cérémonies officielles et les déclarations fracassantes, Jean Lahiniriko avait déjà effectué un déplacement semblable au mois de février. A l?époque, il avait relié la Nouvelle-Calédonie pour une réunion du bureau de l?Assemblée parlementaire de la francophonie.
Le chef de l?Etat avait pourtant déclaré que ?tout est déjà réglé? lors de la présentation de son Plan d?actions pour Madagascar (MAP) à Iavoloha en janvier après l?incident lors de la présentation de voeux des corps constitués. Mais la guerre des nerfs lancée des deux côtés comme les absences remarquées ou encore la tentative de retrait des gardes du corps, pour une raison ou une autre, risque de perdurer.
Le commentaire acide de Jean Lahiniriko sur le lancement du MAP et ce départ à l?étranger n?améliorent pas l?ambiance entre la tête de l?Exécutif et celle de la Chambre basse. A moins d?une autre tentative de destitution à Tsimbazaza, le scénario actuel ne cessera qu?après l?élection présidentielle et une nouvelle redistribution des cartes au bout.
L?express de Madagascar
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