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Immunité à deux cadres de l?hôtel Oberoi
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Immunité à deux cadres de l?hôtel Oberoi
Le Directeur des poursuites publiques (DPP) a accordé l?immunité de poursuites aux deux cadres de l?hôtel Oberoi soupçonnés dans l?affaire de pot-de-vin allégué impliquant l?ex-patron du Central Criminal Investigation Department (CCID), l?assistant commissaire de police (ACP) à la retraite, Oozageer Sunneechurra. C?est ce qu?a annoncé le senior state counsel, Prameeta Chittoo, hier lors du procès intenté à Sunneechurra.
L?Independent Commission against Corruption (Icac) accuse cet ex-haut gradé de la police d?avoir accepté un pot-de-vin sous la forme d?un séjour gratuit proposé par la direction de l?hôtel Oberoi, du 3 au 5 août 2002. Cela, alors que le CCID était saisi d?une affaire impliquant l?hôtel dans des allégations de plats avariés servis aux clients. La direction de l?Oberoi avait, à son tour, porté plainte à cette unité de la police contre un employé qu?elle accusait d?avoir tenté d?exercer du chantage sur l?établissement.
Le General Manager de l?hôtel, Luxem Michael Wilhem, et le resident manager, Mohit Nirula, avaient été arrêtés en décembre 2003 sous une accusation provisoire d?avoir offert une gratification au patron du CCID dans l?exercice de ses fonctions. Appelés à témoigner en cour, ils ont concédé, hier, que la direction avait décidé qu?aucune facture ne serait présentée à l?ACP car ce dernier allait mener une enquête de terrain sur des vols et des chantages à l?hôtel.
?M. Sunneechurra était à l?hôtel en connexion avec une enquête sur des cas de vols à l?hôtel et conséquemment, il n?y avait rien à payer (?) l?hôtel avait besoin d?apports d?experts en vue de renforcer sa sécurité et il fallait également enquêter pour voir s?il y avait un quelconque lien entre les vols et les chantages exercés sur la direction?, a soutenu Mohit Nirula.
Le General Manager a, lui, affirmé qu?à l?issue d?un entretien avec l?ACP, il lui avait suggéré de mener une enquête de terrain, sous le couvert de l?anonymat, sur des vols de portable, d?argent et autres objets de valeur.
Il a ensuite été confronté à un extrait de sa déclaration à l?Icac, qui se lit comme suit : ?Je veux que ce soit bien clair, ce n?était pas une invitation personnelle à M Suneechurra et ses proches pour venir séjourner à l?hôtel mais une invitation à la police pour accomplir une enquête sous le couvert de l?anonymat. J?ai donné des instructions afin que les officiers bénéficient d?un séjour gratuit et que les repas et boissons consommés seraient aux frais de l?hôtel. Ce n?est pas vrai de dire que j?ai offert une gratification à l?ACP en vue d?obtenir l?arrestation de D.C. (le maître chanteur). Ces allégations sont sans fondement.? Le témoin a confirmé que ces propos sont vrais avant d?ajouter qu?il n?a jamais été question de gratification.
Oozageer Sunneechurra soutient, pour sa part, qu?il n?a jamais été question du non-paiement de sa note. C?est la direction de l?hôtel qui, dit-il, a décidé de ne pas lui présenter la facture. De plus, il s?est retrouvé à l?hôtel, dit-il, parce que son beau-frère, qui vit à l?étranger, était en vacances au pays. De ce fait, il avait décidé de l?emmener, avec sa famille, à l?hôtel où il pensait trouver ?un cadre agréable?.
Trois autres témoins ont également déposé hier. Il s?agit de Rajoo Naiken, senior investigator à l?Icac, le detective inspector, Sebastien Joseph du CCID, et Leena Fulena, front office supervisor de l?hôtel Oberoi. Le procès est présidé par la magistrate Véronique Kwok Yin Siong Yen. La poursuite est représentée par Me Prameeta Chittoo, assistée de l?inspecteur Joy Soobrayen. L?Icac était, elle, représentée par Roshi Bhadain, le directeur des enquêtes de la brigade, et l?inspecteur Heman Kumar Heera. Les avocats de la défense sont Mes Ivan Collendavaello QC et Yousuf Mohamed SC.
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