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Ils passeront le réveillon au travail…
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Ils passeront le réveillon au travail…
Si pour la plupart des Mauriciens, le réveillon de la Saint-Sylvestre est synonyme de festivités, pour certains, ce sera une journée et une soirée habituelles qu’ils devront passer au travail. Rencontre avec ces caissières,vendeuses, employés de stations-service, agents de sécurité, infirmières, policiers…
Ils sont nombreux à devoir travailler pendant les festivités, et même le jour du réveillon de la Saint-Sylvestre. Abonnés absents aux dîners de famille, ces caissières,vendeuses, employés de stations-service, agents de sécurité, infirmières et policiers sont cependant habitués à ce rythme de vie même s’ils avouent que ce n’est pas facile.
«Pendant cette période de fêtes, je finis à 23 h 30. Le jour du réveillon, je travaillerai jusqu’à 22 heures probablement. Le plus dur est de ne pas pouvoir être avec ma famille, en particulier mon fils», indique Dorothé Ferdinand, vendeuse au magasin Ipanema au Riche-Terre Mall. Les traditions passent au second plan : shopping, grand nettoyage, les petites rénovations à la maison.
Mais le plus dur, selon la jeune vendeuse, est de ne pas être présente au dîner familial et de ne pas pouvoir souhaiter une bonne année à ses proches. «Pour le 31, on a prévu une barbecue party mais je ne serai malheureusement pas présente. C’est décevant, mais il faut travailler. À peine rentrée à la maison, je serai fatiguée, il ne me restera plus qu’à dîner, me doucher et aller me coucher», déplore-t-elle. «Je laisse ma famille et mon enfant derrière moi mais avec le temps, on s’habitue à passer les fêtes au travail», déclare Dorothé Ferdinand.
La bonne ambiance de cette période de festivités aide à tenir le coup. Les heures défilent rapidement. «Il y a de l’animation et une bonne ambiance parmi les employés. Le 31 décembre, je finis le travail à 22 heures. Mais je commence à 16 heures ce qui fait que je pourrai au moins passer la matinée avec ma famille», explique Steffi Bertrand, caissière au Jumbo de Riche-Terre. Elle avoue cependant être triste de ne pouvoir fêter en famille. «Heureusement que je ne consomme pas trop d’alcool car le lendemain je travaille. Ma famille m’aide en m’encourageant à aller travailler et je me sens moins triste», ajoute-t-elle.
L’inconvénient de devoir travailler le 1er janvier est qu’il est impossible de participer aux festivités et de boire quelques verres en famille. «Il faut choisir entre la fête et le travail et je choisis le travail. Je ne pourrai pas vraiment fêter le Nouvel an vu que je finirai à 22 h 30 et il me faudra me réveiller à 5 heures le 1er janvier», explique Samad Assenally, superviseur à la station-service Shell de Roche-Bois. Il avoue que c’est dur de ne pas être avec sa famille pour les fêtes, en particulier ses deux enfants. «Je ne pourrai pas non plus aider mon épouse à tout préparer pour recevoir nos invités ni pour faire la décoration, mais elle comprend que le travail passe avant tout», dit-il.
Samad Assenally dit éviter de s’absenter en cette période de l’année où le travail bat son plein. Ce que confirme la directrice de la station-service, affirmant que ce dernier est toujours présent et qu’il a été élu employé de l’année.

Samad Assenally avoue que c'est dur de ne pas être avec sa famille pour les fêtes.
Les agents de sécurité, eux, commencent à travailler à 17 heures le 31 décembre et rentrent chez eux le lendemain à 7 heures. «Je vais tout rater et le Nouvel an ne se fête qu’une fois par année donc il n’y a pas moyen de rattraper», confie Jean Spéville, de Caudan Security.
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