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Ils ont un projet pour l?Éducation
Ils ont 17 ans et se sentent la force de changer le monde. Shelley Seeam et Dikshut Rughoobar, deux collégiens, veulent apporter leur contribution pour qu?il y ait une éducation de classe mondiale dans le pays. Cela à travers la mise sur pied de ce qu?ils vont appeler un National Board of Students. Ce conseil, s?il est créé traitera des problèmes suivants : la qualité de l?éducation, le développement de soi, l?indiscipline, et d?autres problèmes que peuvent avoir les étudiants. Ils veulent qu?il y ait plus de contact entre les élèves et le gouvernement. La devise de leur futur comité, c?est de réunir l?intellect, éliminer les dilemmes, et construire l?avenir.
Les deux élèves du Leckraz Teelock State Secondary School, - qui vont rejoindre la Upper Six cette année, ont déjà eu une rencontre avec un haut gradé au ministère de l?Education qui, selon eux, serait favorable à leur projet.
«Au ministère, ils avaient l?air d?apprécier non seulement nos idées, mais le fait que ce soit des jeunes qui viennent de l?avant avec une telle proposition», déclare Shelley. Les deux jeunes attendent le feu vert du ministère, qu?ils pensent pouvoir obtenir, aux alentours du 15 janvier. S?ensuivra une conférence de presse.
Déjà, ils ont établi le fonctionnement du Conseil. Ils pensent se réunir chaque trimestre car ils sont, comme le dit Jean-François Revel, «avides d?idées»? À l?issue de ces rencontres, les membres du comité exécutif se chargeront de soumettre un rapport au ministère de l?Education.
Pour constituer leur comité, car ils ne sont qu?à deux pour le moment : Shelley et Dikshut s?occupent d?envoyer des invitations par télécopie aux délégués de classe (head boys et head girls) de tous les collèges d?Etat de l?île. Ensuite, nos deux acolytes comptent monter un site web, avec l?aide du frère de Dikshut, qui est étudiant en informatique à l?université de Maurice.
D?où leur est venue cette idée ? «Avant, on était dans l?Environmental Scouts Club à l?école. Et on a pensé que si on pouvait faire quelque chose pour l?environnement, on pouvait aussi faire quelque chose pour l?éducation. D?autant plus que de tels comités existent dans plusieurs pays du monde et ont apporté des résultats concluants», déclarent les deux jeunes. Nous ne pouvons que leur souhaiter bonne continuation.
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