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ILS FONT LA UNE

19 octobre 2008, 00:00

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La fin du voyage pour Lord Djamil Fareed

C?est sur la pointe des pieds que Lord Djamil Fareed est décédé cette semaine. Il était une figure mondiale dans le domaine de la santé.

La Royal Society of Medecine de Londres, dont il était membre depuis plus de 20 ans, institua une chaire en son nom en 2007. Il a été pendant longtemps le représentant local de l?Organisation mondiale de la santé.

L?île Maurice perd en lui un cardiologue pour lequel le combat contre les maladies cardiovasculaires était une priorité. Malgré son âge avancé, Lord Djamil Fareed était un fin gourmet et voulait faire de la politique active. C?est ce que confirme son ami Mahmoud Tally, ex-ambassadeur de Maurice en Egypte. « Il pensait que son entrée à l?Assemblée nationale allait être possible avec la réforme de notre système électoral. Il aimait la politique et était au courant de tout ce qui s?y passait. » Djamil Fareed poursuivait aussi le rêve de lancer une école de formation pour le personnel soignant.

Les larmes de Sheila Bappoo

Lors de son contre-interrogatoire cette semaine dans un procès en cour Intermédiaire, la ministre de la Sécurité sociale qui, après de très longues années dans l?arène politique a appris à brider ses émotions, a finalement craqué. C?était au moment où l?avocat d?un des suspects demande à Sheila Bappoo de raconter ce qui s?est passé le jour où son mari et elle ont été traumatisés par des individus qui ont fait irruption dans leur maison au petit matin. « J?ai été vraiment bouleversée quand j?ai appris que Mme Bappoo n?a pu contrôler ses émotions en Cour. Je l?ai toujours connue comme une femme très forte. Je me suis dit qu?elle a vécu quelque chose qui l?a sans doute profondément marquée. Nous avons tous un devoir pour prévenir tous les risques de violence, surtout ceux dont les femmes sont victimes. Il nous faut apprendre à nos hommes et à nos fils à respecter les femmes et les filles », déclare Kokila Dev Deepchand, présidente de l?Anti-Violence Support Organisation.

L??uvre de la vie de Leela Gujadhur Sarup

Remonter le temps pour se réconcilier avec son passé et pour dissiper le mystère qui entoure la décision de ses grands parents de s?établir à Maurice. Telle est la mission de Leela Gujadhur Sarup, arrière-petite-fille du premier Gujadhur installé à Maurice en 1856. Cette démarche a débouché sur la production d?une mine de renseignements sur l?immigration indienne. Cette semaine, sir Anerood Jugnauth, président de la République a procédé au lancement des quatrième et cinquième volumes des travaux de Leela Gujadhur Sarup. Cependant, le temps fort de son ?uvre se trouve dans le volume intitulé Unravelling the Thread-The Gujadhur?s of Mauritius. « Connaître son passé et savoir d?où l?on vient sont des facteurs indispensables pour renforcer son ancrage dans l?environnement où l?on évolue et pour reconstituer son identité », commente Vijaya Teelock, historienne. Elle s?est d?ailleurs personnellement engagée à aider les descendants d?esclaves à retrouver leurs racines.

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