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il y a 25 ans
Le 4 décembre 1979, la motion de blâme, présentée par Anerood Jugnauth contre le gouvernement PTr-PMSD, est repoussée par 35 voix contre 33. Le Speaker, Ramesh Jeewoolall, vote contre la motion. Il a manqué à celle-ci la voix de L. Badry qui choisit de s?abstenir. L?absence de Prem Doonghoor ne lui est pas non plus profitable car l?ancien ministre Giandeo Daby décide de voter avec le gouvernement, tout comme les transfuges Augustave et Coonjan. Avant de quitter la salle, Doonghoor dénonce les propos d?un ministre, l?accusant de marchander son vote en faveur du gouvernement contre la promesse d?un portefeuille ministériel. Il menace de ?déshabiller? certains collègues, au cours d?une conférence de presse. Quatre députés travaillistes, un du CAM et 3 du PMSD, prennent la parole contre la motion contre trois du MMM et un du PSM en sa faveur. Ils sont dans l?ordre A. Jugnauth, Boolell, Boodhoo, Fokeer, Fifi Henry, Doonghoor, Tally, Ramoly, Bérenger, Walter, E. François et K. Jagatsingh. L?absence d?Amédée Darga, au moment du vote, provoque un malaise dans les rangs mauves. Il doit voter après les ministres. Les observateurs notent sa mine défaite au moment de son vote. Ils remarquent aussi un étrange phénomène à l?issue du vote. La motion Jugnauth est repoussée de justesse mais ce résultat semble convenir parfaitement aux députés mauves. On les devine soulagés de la défaite parlementaire de leur parti qui repousse d?autant la nécessité pour SSR de dissoudre l?Assemblée législative et la prochaine échéance électorale. Une fois de plus, la MBC/Tv amuse la nation en annonçant avec lyrisme que le gouvernement ?survit? à la motion de censure d?Anerood Jugnauth.
Les projecteurs de l?actualité se tournent progressivement vers Beau-Bassin-Rose-Hill (BBRH) où la police finit par arrêter le maire, Saddicq Ameerally. La veille, un conseiller PMSD de son bord, Robert Rey, a réclamé l?annulation de son élection mairale. Ameerally fait savoir au secrétaire de BBRH qu?il se met en congé sine die. Il est élu conseiller municipal en avril 1977 sous la bannière du MMM. Il est nommé adjoint-maire en décembre 1978. Il passe ensuite dans le camp de l?alliance PTr-PMSD et est élu maire, à la suite de la défaite du MMM lors d?une élection partielle à Stanley. Il est ?remanded to police cell? jusqu?au 12 décembre 1979. Il répond d?une accusation provisoire de faux.
Terminons ce chapitre politique avec le refus du MMM de faire partie du comité parlementaire restreint chargé d?examiner les conclusions du rapport du juge Victor Glover, blâmant les ministres Badry et Daby. Un avocat politicien doit aussi répondre devant les tribunaux d?une accusation d?outrage à policiers.
Il y a du nouveau au niveau des emplacements de divers organismes. La State Bank songe sérieusement à construire un bâtiment de huit étages à la rue William Newton. Ce bâtiment doit remplacer les bureaux de Doger de Spéville. La British Council ferme ses portes, ne pouvant résister plus longtemps aux économies de bouts de chandelle de Margaret Thatcher. Le centre culturel français, en revanche se prépare à quitter Roches-Brunes pour s?installer dans ses nouveaux locaux à la rue Gordon, en plein centre de Rose-Hill.
Il faudrait aussi parler de la décision du ministre Emmanuel Bussier d?augmenter de 25 % les tarifs du transport en commun par autobus, de l?arrivée de deux techniciens de la Commission économique européenne, du succès obtenu par le spectacle Les palmiers de la source qui est qualifié de réussite ?hamiltonienne?. Préférons plutôt nous attarder sur l?examen de conscience que nous propose F.A. sous la forme d?une question : Connaissez-vous Antonin ? Il s?agit du grand maître du marché clandestin de Port-Louis. Receleur patenté, il peut vous vendre à moitié prix whisky, cigarettes et tous les autres articles que lui procure son réseau de contrebandiers et de chapardeurs. Il n?y aurait pourtant pas Antonin s?il n?y avait pas d?honnêtes citoyens n?ayant aucun scrupule à s?approvisionner auprès d?un tel resquilleur.
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