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Il nous a manqué la médaille de Dolly Moothoo...

7 septembre 2003, 20:00

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Si l?arbitre réunionnais ne nous avait pas volé la médaille de Dolly Moothoo chez les -48 kg, nous aurions atteint notre but?, lance l?entraîneur national, Joseph Mounawah avec regrets. Avec trois médailles en moins que les vainqueurs réunionnais, Maurice termine à la deuxième place devant Madagascar qui compte une unique médaille d?or en -48 kg.

?Nous n?avons pas à rougir. Si la Grande île, comme lors des précédentes années, avait fait la part des choses, la Réunion n?aurait pas remporté autant de médailles?, dit Joseph Mounawah.

Ce dernier souligne que cette année, l?équipe féminine nationale a réalisé un exploit sans précédent : ?Pour la première fois depuis 85, Maurice a remporté la compétition par équipes. Les filles ont été vraiment explosives.?

Toutefois, en masculin, Maurice s?est fait, une fois de plus, écraser par les Réunionnais. D?ailleurs, le lourd score de 6 à 1 en dit très long. ?Ils étaient motivés à bloc. Leur mental était trop fort. Il était impossible qu?on les batte?, affirme l?entraîneur national.

La défaite de Dolly Moothoo en -48 kg a été LA déception de ces Jeux. En effet, ce fameux Waza-ari qu?a accordé l?arbitre, Michaël Mithra, à son adversaire malgache en finale, Martine Randriamalalaniana, à sept secondes de la fin de la finale après une accumulation de pénalités, a toujours un goût amer.

?Mais nous nous y faisons?, lance notre interlocuteur. En effet, hormis ce point noir, la famille du judo mauricien a également vibré de joie particulièrement avec la victoire de Dolly Namasivayen en -63 kg. Magistrale lors de la deuxième journée de compétition, Dolly Namasivayen avait comblé l?assistance en lui offrant le métal précieux après quatre époustouflants combats.

En demi-finale face à la Réunionnaise, Emmanuelle Payet qui, soulignons-le, évolue en métropole notamment au club de première division, le Levallois SC, notre représentante a été héroïque. Affichant un Waza-ari chacune après les cinq premières minutes réglementaires, Dolly a puissé dans ses ressources pour aller à l?assaut du ?Golden Score?. Les deux combattantes restaient à égalité grâce à un yuko. Ce sont les arbitres qui ont dû trancher et Dolly a gagné sa place en finale sur la décision des arbitres.

Après ce difficile combat, Dolly Namasivayen entre dans sa finale épuisée, mais elle arrive, tout de même, à s?imposer face à Joëlle Razafindralambo. Et là, c?est l?euphorie : ?Elle a été la révélation de ces Jeux. Nous avons gagné là où on n?y croyait pas?, dit Joseph Mounawah.

Pour l?entraîneur national, si l?équipe a pu faire honorablement face à la très forte équipe réunionnaise, c?est grâce aux stages avec les clubs français le Levallois S.C et Sucy-en-Brie JC, le mois dernier ou encore au stage fait en Afrique du Sud en juillet dernier.

?Si nos pensionnaires au centre international de Rabat, dont Yannick David, Dolly Moothoo et Mike Mounawah, avaient pu être avec nous à ces moments-là, ils auraient fait de meilleurs résultats. Car à Rabat, hormis une parfaite préparation technique, techniquement, ils n?ont pas été au point?, insiste Joseph Mounawah.

?L?échéance d?Hassen Iklhef à Rabat est les Jeux Africains qui seront dans trois semaines. Ce qui fait que pendant que nous faisions les derniers affûtages techniques, ils étaient encore à la préparation technique. Donc, les trois étaient en retard techniquement?, poursuit Joseph Mounawah.

Maintenant que le rideau est tombé sur ces Jeux 2003, Joseph Mounawah a le regard rivé sur ceux de Madagascar dans quatre ans. ?Le travail doit commencer tout de suite. Plusieurs de nos fers de lance comme Marie-Michèle Saint-Louis ou, Priscilla Chery-Lebon quittent la compétition, il nous faudra préparer la relève?, conclut-il.

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