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?Il faut une modernisation?

20 décembre 2006, 20:00

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Il y a sans doute une génération de volleyeurs qui ne vous connaît pas. Qui est donc Shailen Ramdoo ?

? J?ai 40 ans et j?ai été, dans les années 90, un joueur de l?équipe nationale. Je suis parti faire mes études en Angleterre. Et c?est là-bas que je me suis mis sérieusement au coaching. Je possède un diplôme FIVB Level II et je suis également détenteur d?un diplôme d?entraîneur Pro de la Ligue française de volley-ball et des équivalents américains pour avoir travaillé avec l?équipe nationale junior des États-Unis. J?étais récemment aux Championnats du monde féminins au Japon en tant que consultant technique. Au sein de l?équipe senior des État-Unis, il y a trois filles avec qui j?ai travaillé quand elles étaient en juniors. J?ai travaillé dans de nombreux pays, dont la France, l?Italie, la Suède, l?Angleterre, l?Islande.

Avez-vous proposé vos services à la fédération mauricienne ?

? Oui. J?ai proposé d?occuper le poste d?observateur durant deux mois afin d?évaluer la situation et, par la suite, faire des recommandations. La Coupe des clubs champions à la Réunion pourra également servir à faire un constat de la situation. Je tiens à préciser que je suis disposé à apporter mon aide à tous ceux qui sont intéressés, que ce soit la fédération ou les clubs. D?ailleurs, j?ai eu des contacts avec le ministère de la Jeunesse et des Sports, le Comité national olympique mauricien et je compte rencontrer Michael Glover.

Qu'est-ce que vous proposez ?

? C?est un plan à long terme. Que les institutions secondaires se remettent au volley. Les structures du plan sport-études sont en place, et mon projet va s?y insérer. À mon époque, je n?ai pas eu cette chance. Mais, aujourd?hui, on peut y arriver.

Ce que je propose a déjà été fait dans d?autres pays et c?est tout à fait réalisable à Maurice. Mes plans comprennent, également, la participation de sponsors. Ces gens-là sont prêts à investir sur les jeunes. Il faut les impliquer avec des plans de relation publique. À titre d?exemple, j?ai coaché une équipe en Suède qui était classée 10e à mon arrivée. On a fini le championnat 2e avec 56 sponsors. Il faut, également, penser à faire sortir les jeunes de Maurice pour qu?ils bénéficient d?une meilleure exposition.

Vous avez eu l?occasion de voir les équipes durant l?AMVB Cup. Quel constat pouvez-vous faire ?

? C?est difficile de juger sur un seul tournoi. Certaines équipes ont mal joué cette compétition. Mais elles ont dû être meilleures en début d?année. Je peux néanmoins dire que le niveau n?est plus le même. Il faut une modernisation de tout cet environnement du volley dont l?arbitrage. Il y a un manque de refreshment course. Mais bon, je ne vais pas tout vous dévoiler?

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