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Il approuve l?adoption de sa fille sans le savoir

1 décembre 2007, 00:00

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Foued Bentaib explique que sa belle-mère aurait même supprimé le nom de Bentaib sur l?acte de naissance de sa fille. Pour y mettre son nom de famille.

Foued Bentaib explique que sa belle-mère ne l?aimait pas à cause de son origine algérienne. «Elle m?appelait Fred et non Foued pour dissimuler mes vraies origines.»

La belle-mère de son côté nie la version de Foued Bentaib. Elle allègue que sa fille s?est séparée de lui car elle a été traumatisée. Ce que dément Foued Bentaib. Selon lui, rien d?anormal ne s?était passé durant sa vie maritale.

En 1999, alors que sa fille n?avait que huit ans, sa femme a quitté le toit conjugal. «Je cherche juste à comprendre, explique-t-il. Si le choix de ma fille, c?est de ne plus me voir, alors je me retirerai et je respecterai la décision qui est la sienne et non celle de son entourage.» Car, en fait, la jeune fille, qui a aujourd?hui 16 ans, peut revenir sur l?acte d?adoption simple, une fois qu?elle a dépassé l?âge de 13 ans. D?où l?appel de Foued Bentaib, pour que celle-ci reprenne son vrai nom de famille.

C?est en mai 1989, à l?âge de 19 ans, que Foued Bentaib rencontre une Mauricienne, celle qui deviendra par la suite sa femme, pour la première fois à l?école George Sand en France. Quelques mois après, elle lui annonce qu?elle est enceinte. Foued Bentaib arrête ses études pour trouver un travail. Pour une nouvelle vie de père, à 19 ans.

Il débute dans un service import-export d?une compagnie. Entre-temps, la mère de sa fiancée lui demande de rentrer au pays pour des démarches administratives. «A Maurice, ma fiancée s?est rendue vite compte qu?en réalité, sa famille voulait qu?elle se fasse avorter. En fait, sa mère voulait qu?elle épouse un Mauricien. Elle s?y est opposée et m?a demandé de venir la rejoindre.»

Foued Bentaib débarque alors à Maurice. Mais la mère, qui travaille dans un hôtel en France, quitte le pays, en emportant son passeport. Il ne peut alors trouver de travail et est dans l?illégalité, car son visa est périmé.

En janvier 1991, sa fiancée accouche d?une fille. Un mois après, pour régulariser leur situation, ils se marient à Goodlands.

Foued décide alors de rentrer en France. Il contacte l?ambassade de France à Maurice pour lui révéler sa situation illégale. L?ambassade entame une procédure pour le rapatrier. Entre-temps, sa belle-mère revient à Maurice et lui rend son passeport.

A Paris, il est réembauché par la compagnie dans laquelle il travaillait. Mais sa femme ne supporte plus la distance et prend l?avion pour le rejoindre.

En 1995, la mère de sa femme débarque en France et partage la chambre de la petite fille. «Fin d?avril 1999, elle repart à Maurice avec notre fille, selon ses dires, pour l?inscrire dans une école privée. Les papiers d?admission pour l?école sont rédigés en anglais. Ne les ayant pas lus, je les ai signés. C?est à ce moment que j?ai perdu toute autorité sur mon enfant», explique Foued Bentaib.

En mai 1999, c?est au tour de sa femme de quitter le domicile conjugal. Sans le lui dire. Il découvre avec stupéfaction, lorsqu?il rentre de sa journée de travail, que tous les vêtements de son épouse ont disparu. Dans la foulée, elle avait aussi pris les papiers d?identité de leur fille, l?acte de mariage, les photos?

L?ex-femme de Foued est retournée à Maurice mais elle ne vit pas sous le même toit que sa fille et sa mère. C?est sa mère qui a la garde de sa fille.

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