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Icac : semaine cruciale
Des développements importants sont attendus cette semaine dans la crise à l?Icac. Avec le retour du leader de l?opposition au pays et l?ultimatum lancé par le Premier ministre à la commission, la situation devrait se décanter rapidement.
Le Premier ministre, Paul Bérenger, a commenté, samedi, la situation à l?Icac mais il est resté assez évasif. ?L?Icac fine décevoir le pays. Nou continué souhaité ki li pou ressaisi. Mais mo redire, time is running out?. Pour sa part, le président, Sir Anerood Juganuth, à qui revient la responsabilité de convoquer l?Appointments Committee n?a donné aucune indication sur sa position.
Le flou demeure sur l?éventualité d?une réunion de cette instance pour examiner la lettre que lui a adressée le directeur des enquêtes limogé de l?Icac, Roshi Bhadain. Ce dernier reproche aux commissaires certaines ?irrégularités? dans sa correspondance.
Paul Bérenger a laissé comprendre que le retour de Navin Ramgoolam, aussi membre de l?Appointments Committee, est déterminant dans cette affaire. Celui-ci sera au pays au plus tard jeudi, devait-on apprendre hier. Le président, croit-on savoir, pourrait convoquer une réunion de l?Appointments Committee dès que Navin Ramgoolam aura pris position publiquement dans cette affaire.
De son côté, le vice-Premier ministre, Pravind Jugnauth, n?est pas tendre envers l?Icac. Il est d?avis que la situation est ?malsaine.? Dans une déclaration de presse publiée samedi, il dit souhaiter que la situation ?retourne à la normale au plus tôt? avant de rappeler que ?la volonté de combattre la fraude et la corruption n?a pas changé d?un iota?.
En attendant le retour de Navin Ramgoolam, c?est le directeur de communication du PTr, James Burty David, qui donne le sentiment de son parti sur la crise. ?L?Icac a déçu?, tranche-t-il. Dans un courrier à l?express (voir page 5) il parle ?d?une situation qui réduit à néant la crédibilité de cette institution? et parle de ?tergiversation ? devant le spectacle affligeant de l?Icac?. Cette déclaration présuppose que le leader du PTr ne ménagera pas les commissaires si leur sort devait être discuté à l?Appointments Committee.
?La vérité c?est que le gouvernement laisse pourrir la situation à l?ICAC depuis des mois déjà?, écrit James Burty David. Le PTr ne voudra sûrement pas être complice de cette inertie que dénonce le porte-parole de l?opposition.
Outre le dénouement attendu du côté de l?Appoinments Committee, la Judicial Review de sa suspension, que réclame Roshi Bhadain, retient l?attention. Celle-ci sera présentée devant le chef juge ce matin. Dans son affidavit il nie qu?il était on ?probation?. Son contrat de trois ans ne stipule pas une telle condition, insiste-t-il. Employé comme consultant en 2002 par la commission, Roshi Bhadain devait être nommé directeur de la Corruption and Investigation Division de l?Icac en mars 2003.
De plus, Roshi Bhadain est d?avis que les raisons avancées par l?Icac pour sa suspension ne sont pas les mêmes que celles de son limogeage. Il allègue que les dispositions du Prevention of Corruption Act en cas de limogeage d?un officier n?ont pas été respectées.
Un autre affidavit est attendu cette semaine de l?ex-Chief Investigator, Pravind Ghoorah.
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